Le seul ennemi dangereux du peuple

?Un peuple n?a qu?un seul ennemi dangereux. Son gouvernement.?, dit Antoine de Saint Just, le
théoricien de la terreur pendant la Révolution Française qui s?opposa à la Constitution qu?il avait conçue
et redigée lui-même.

Dès lors que le gouvernement a pour mission d?assurer la sécurite du peuple, en plus de son engagement
d?assurer également son bien-être, le peuple ne devrait théoriquement plus avoir d?ennemi dangereux.
Lorsque l?insécurite se développe dans la société, il est de la responsabilité du gouvernement d?en venir a
bout. Un gouvernement qui manquerait à un tel devoir est dangereux pour son peuple.

Le gouvernement a également pour mission de protéger le peuple contre tous dangers extérieurs, telles les
attaques en provenance d?autres nations. C?est pour celà que le gouvernement dispose d?une armée et
d?autres corps armés, en plus des services secrets.

Les attaques terroristes perpétrés le 11 Septembre 2002, et ayant aligné des milliers de morts de civils
américains, sont une confirmation de ce que le seul ennemi dangereux du peuple est son gouvernement.
Non seulement les services de sécurité américains avaient manqué à leur devoir de protection du peuple,
en se révélant incapables d?anticiper et de découvrir la planification des attaques terroristes, au demeurant
annoncés par les réseaux terroristes des Philippines depuis 1995, mais surtout les terroristes ont justifié
leurs actes macabres comme une vengeance contre la politique extérieure du gouvernement américain.

Ils ont avancé que le stationnement des troupes armées américaines (surtout sur la ?terre sainte? d?Arabie
Saoudite) ainsi que le soutien des Etats Unis à Israel sont les principales raisons de leurs actes terroristes
dirigés contre les Américains. Ainsi donc, les décisions de l?administration américaine de positionner ses
troupes dans des pays étrangers, ainsi que leur soutien, souvent aveugle, à Israel contre le peuple
palestinien occupé, ont coûté des milliers de vie de civils et agents secouristes le 11 Septembre, sans
compter les nombreuses autres victimes américaines d?autres attentats similaires.

On peut à juste titre douter de l?argument de sécurité des ?intérets américains? généralement avancé par
la Maison Blanche pour justifier la présence des troupes américaines dans le Golfe et ailleurs. Les intérets
pétroliers sont la principale raison avancée. Mais tous les pays qui ont des intérets commerciaux
importants dans plusieurs locations à travers le monde maintiennent-ils autant de troupes militaires pour
protéger de tels intérets? La réponse est non, et on comprend que l?administration américaine reste tout
simplement inséparable d?une vision coûteuse qui voudrait que les Etats Unis soient considérés comme le
gendarme du monde et craints comme tel.

Quand on se rappelle l?attitude de mépris de l?administration Bush face à la conférence des Nations
Unies contre le raciste tenue en Afrique du Sud une semaine avant ces attaques terroristes, refusant ainsi
de reconnaître que le Sionisme est une idéologie