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Le Temps de Constater la Haute Trahison et Destituer l?Administration Bush
Il est dommage de constater que ceux-la mêmes qui avaient failli à leur devoir de prévenir et de stopper les attaques terroristes du 11 Septembre en soient devenus les actuels beneficiaries tout en dirigeant l?Amérique vers l?insécurité. L?administration Bush avait réussi à dérober des majorités de votes à la Chambre et au Sénat. Ces votes lui a vaient octroyé un blanc seing de pouvoirs hitlériens. Pour y parvenir, cette administration avait exploité l?angoisse et la peur générales pour soumettre les élus, et usé de menaces d?utiliser l?épitaphe ?antipatriote? contre tout déviant. De même, elle a rendu le terme ?sérieuses conséquences? de la résolution 1441 du Conseil de Sécurité synonyme de guerre, contrairement à l?esprit pacifiste de l?ONU. Maintenant qu?on constate qu?elle avait aussi usé de faux et de mensonges pour y parvenir, n?est-il pas temps de stopper cette dangereuse administration avant qu?il ne soit trop tard?
Ndzana Seme
La stratégie était simple: capitaliser les angoisses nées des actes horribles du 11 Septembre afin d?assouvir une soif de barbarie dont l?objectif est d?affaiblir la démocratie et d?user d?une terreur injustifiée à travers le monde, au profit d?une poignée d?enterprises soutenant Bush financièrement et logistiquement. Une technique machiavélique bien connue qui, tout au long de l?Histoire, a toujours amené des peuples à se détourner de la politique, considérée comme une activité immorale. Pour y parvenir, l?administration Bush a abondamment usé de relais de taille: les firmes médiatiques, en charge de fabriquer et de façonner l?opinion populaire, au service de l?establishment. Ceux-la mêmes que William Greider (dans son livre célèbre ?Who will tell the People, The betrayal of American Democracy?) décrivait comme ?forts sur les faits et faibles sur la vérité?.
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Il y a encore quelques jours, Joe Scarborough, un présentateur de télévision, traitait l?Assemblée de la ville de New York d?antipatriote. La résolution de l?Assemblée traitée de péché déclare ?Que l?Assemblée de la ville de New York s?oppose à toute attaque militaire préventive contre l?Irak, à moins qu?il soit prouvé que l?Irak représente un danger réel et imminent pour la sécurité et la sûreté des Etats-Unis et ses alliés, ou à moins que toutes les autres options pour réaliser sa soumission aux résolutions de l?ONU demandant l?élimination des armes de destruction massive et des moyens pour les développer aient échoué.? Pour fabriquer une telle opinion selon laquelle l?Assemblée de la ville de New York - principale victime de l?horreur du 11 Septembre - est antipatriote et la faire épouser par le peuple, il lui a suffi de quelques invités soigneusement choisis. La pichenette des invités, largement utilisée par les firmes médiatiques américaines, marche toujours quant à amener le peuple à épouser la pensée et la volonté d?une petite minorité. L?un des invités les plus appropriés pour Scarborough était donc Tom Delay, représentant républicain du Texas ? l?Etat des grandes firmes pétrolières lobbies de Bush - chargé de développer l'argument accusateur selon lequel ?l?Assemblée de New York est anti-américaine et sape la capacité des Etats-Unis à protéger les Américains?. C?est de la sorte que les puissantes firmes médiatiques américaines - celles-la mêmes qui n?avaient pas vu venir les scandales des firmes comme Enron ou Worldcom - n?auront compris que Bush est une menace pour la paix mondiale que lorsque Philippe de Villepin, le ministre français des affaires étrangères, s?était prononcé dans ce sens et était très applaudi lors d?une séance du Conseil de Sécurité de l?ONU. Cette séance était très regardée par les Américains. L?événement ne pouvait donc pas être censuré... Presque toutes les critiques mondiales antérieures contre la politique va-t-en guerre de Bush étaient tout simplement censurées, quand elles n?étaient pas presentées au peuple comme émanant de gens qui sont jaloux de la richesse et des libertés des Américains, jaloux de l?Occident. Que le Parlement turque ait voté contre l?utilisation de son sol par les troupes américaines, celà est présenté comme une surprise. De même, on ne s?explique pas l?exaspération des Français, Russes, Allemands et Chinois. On les présente tous comme des jaloux et, pour le cas particulier de la France, comme des ingrats envers ces généreux Américains qui les libérèrent hier des griffes de Hitler. En fait, les journalistes des firmes médiatiques ne véhiculent que ce que l?administration Bush pense. Même en ce moment où le peuple américain a déjà compris que l?administration Bush, une fois soumise au tribunal du Conseil de Sécurité, a usé de faux documents et de mensonges afin de tenter d?entraîner le monde dans son dessein de destruction et de massacres en Iraq, ces journalistes à la solde ne désarment pas. Au moment où, en Octobre 2002, Bush recherchait le vote de la Chambre et du Sénat pour un quitus d?aller en guerre contre l?Iraq, la question centrale des sondages était ?Voulez-vous que les Etats-Unis aillent en guerre seuls ou avec l?ONU?. Des majorites de plus de 60% s?exprimaient pour n?y aller qu?avec l?ONU. A cette époque, Bush tablait alors sur la solidité de ses amitiés avec Putin et les Chinois - les alliés européens étant considérés comme dans la poche - escomptant ne rencontrer aucun obstacle quant à entraîner le monde dans sa guere du pétrole. Maintenant que des obstacles de taille sont dressés devant lui, ces firmes médiatiques posent désormais la question suivante dans leurs sondages: ?N?était-il pas une erreur de rechercher le soutien de l?ONU pour la guerre??. Il est évident qu?on veut maintenant amener le peuple américain à accepter que les Etats-Unis attaquent l?Irak sans accord de l?ONU, traitée d?antiaméricaine. Et tout y passé. Les arguments forts en sont que l?ONU est tout simplement un ?machin? quand on doit considérer que la Libye va présider le Conseil des droits de l?homme, l?Irak siégera au Conseil de l?armement, et il y a des pays ?inconus? comme l?Angola, le Cameroun ou la Guinée qui pèsent maintenant d?un poids lourd au Conseil de Sécurité. Les raisons de cet affolement en sont que Bush a vu sa popularité fortement dégringoler une fois que le peuple américain a compris que son administration est malhonnête. Un sondage de la chaîne de TV NBC vient de publier les intentions de votes aux prochaines élections présidentielles de 2004. Le candidat G W Bush recueille 43% des voix. Le candidat démocrate (encore inconnu) recueille 48%. Avant la mise à nue de ses desseins hitlériens, G W Bush recueillait 64% dans un sondage similaire. Le problème cependant, c?est qu?à la différence de la Grande Bretagne où le soutien de Tony Blair pour la guerre s'est réduit à 15%, autant au sein du peuple britanique qu?au Parlement, l?acculant aujourd?hui à un suicide politique, Bush tient toutes les deux chambres du Congrès américain. Il est en effet difficile aux Représentants - qui ont voté le 11 Octobre à 296 voix pour et 133 contre -, et aux Senateurs ? ayant voté 77 pour et 23 contre -, de reconnaître qu?ils avaient fait une erreur historique grave en donnant un tel blanc seing à Bush. Même les sénateurs démocrates étaient divisés à cette occasion, 29 ayant voté pour et 21 contre. On se souvient du leader de la Minorité Richard Gephardt, Démocrate du Missouri, qui, parlant de Saddam Hussein, déclarait: ?Je crois que nous avons une obligation de protéger les Etats-Unis en l?empêchant de se procurer ces armes et, soit de les utiliser lui-même, soit de les passer aux terroristes qui partagent ses intensions destructives?. La résolution n?avait émis aucune réserve quant aux pouvoirs énormes placés entre les mains de Bush, évitant même de clairement ?lier toute action américaine à une résolution de l?ONU?. Voici ce que les représentants et sénateurs avaient écrit et voté: ?Le Président est autorisé d?utiliser les forces armées des Etats-Unis tel qu?il le trouve nécessaire et approprié afin de 1) défendre la sécurité nationale des Etats-Unis contre la menace continuelle posée par l?Irak et 2) faire respecter toutes les résolutions de l?ONU sur l?Irak?. Le sénateur démocrate Robert Byrd était notamment mis en minorité et traité d?antipatriote quand il avertissait: ?Ceci est une Résolution du Golfe de Tonkin qui revient. Arrêtons-nous, regardons et écoutons. Ne donnons pas à ce président ou à tout président des pouvoirs non vérifiées. Souvenez-vous de la Constitution?. Mais si les élus américains se cachent aujourd?hui la tête sous le sable, comme l?autruche traqué, l?Histoire ne les épargnera pas. Au moment où les votes respectifs de 77% favorables au Sénat et 70% favorables à la Chambre représentent l?opposé des résultats de tout sondage d?opinion actuel sur la guerre en Irak, il est temps de réparer leur erreur. Non seulement les résolutions du 11 Octobre 2002 sont anticonstitutionnelles à cause de pouvoirs illimités octroyés au président de commencer une guerre pour raisons de ?prévention d?un danger?, mais surtout l?administration Bush les a obtenues en usant de faux documents et d?informations mensongères, tel que les enquêteurs de l?ONU travaillant sur le terrain irakien l?ont demontré. Fournir de faux documents et de fausses informations aux élus du peuple est un crime grave. Lorsque de tels actes repréhensibles sont préparés et exécutés par le Président et le Vice-président, il s?agit bien d?une haute trahison. Il est clair que si Bush va actuellement en guerre contre l?Irak sur la base de ces résolutions, il enflammera une haine sans précédent contre les Américains à travers le monde et compromettra la ?Justice, (et) la Tranquilité Interieure? si chères à la Constitution américaine. Déjà l?administration Bush, aidée par les firmes médiatiques à la solde, font une interprétation subjective de la fameuse Résolution 1441 de l?ONU, afin d?utiliser abusivement les pouvoirs du 11 Octobre 2002. Parce qu?il y est écrit que ?le Conseil a plusieurs fois averti l?Irak qu?elle subira de sérieuses conséquences si elle continue avec les violations de ses obligations?, l?administration Bush fait croire au monde que ?sérieuses conséquences? est synonyme de guerre. Rien n?est plus faux. L?ONU dispose d?une multitude de moyens, différentes de la guerre, pour faire subir de sérieuses consequences à une nation. La seule solution, pour éviter tous les dangers au peuple américain, est la destitution de l?équipe présidentielle, conformément à la Section 4, Article II de la Constitution.
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