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Paul Biya Persiste et Signe : No Way for Democracy
05/26/2004 - Dans une dictature néocoloniale, où le Président français pousse les pions derrière une marionnette présidentielle au pouvoir, il n?y a finalement pas d?autre alternative que la violence - que le système recherche d?ailleurs - pour opérer le changement vers une société démocratique. Car s?il y a violence, les troupes françaises interviendraient, comme en Côte d?Ivoire, en vertu des accords secrets de coopération en faveur de la France et pour les intérêts locaux français, signés en 1960 avec le suppôt local, contre tout octroi d?indépendance.
Dans un système de démocratie, ce qu?un Peuple accepterait le moins est qu?un candidat aux élections décide seul de la constitution des organes d?organisation et de surveillance des élections. Cependant, dans une dictature mafieuse comme le Cameroun aucun respect d?un tel principe cardinal n?est exigé.
De retour d?une consultation en France avec Jacques Chirac, Paul Biya, président de la république du Cameroun, vient de signer aujourd?hui un décret de nomination des personnalités qui composeront « l?Observatoire national des élections », en réponse aux demandes pressantes des partis et leaders de l?opposition camerounaise et des voix de la communauté internationale.
Ces personnalités nommées par Paul Biya, candidat aux prochaines élections présidentielles dont il est le seul à fixer la date, travailleront avec le ministère de l?administration territoriale, où le même Paul Biya nomme tous les dirigeants - du ministre au chef de service en passant par le préfet et le sous-préfet, tous chargés de l?organisation des opérations électorales -, pour assurer des élections « transparentes et indépendantes ».
Et le moment venu, les observateurs internationaux, notamment les décideurs français, malgré ces bases faussées dès le départ, viendront confirmer que les élections auront été transparentes, concédant ainsi un autre mandat présidentiel désastreux au dictateur à leur seul service.
Il n?y aura pas d?opposants qui se lèveraient pour dénoncer le fait que Paul Biya soit juge et partie dans les opérations électorales au Cameroun. Il n?y aura pas de média pour dire que le décret de nomination de Paul Biya est contraire à la volonté du Peuple camerounais assoiffé d?un système démocratique, et par conséquent devrait être nul et de nulle avenue.
Il n?y aura rien.
Et Paul Biya bénéficiera ainsi, encore une fois, de la caution de tous dans sa conduite de ce pays d?Afrique centrale dans les abîmes de la pauvreté et de la vermine?
Ndzana Seme
Breaking News: Le Président de la République désigne les Membres de l?ONEL
Par l?équipe de Cameroon-info.net
Deux décrets du président de la République signés ce mercredi 26 mai 2004 nomment les onze membres de l?Observatoire national des élections du Cameroun.
Le 26 Mai 2004 : Le premier texte présidentiel précise que Me François-Xavier MBOUYOM est le président de l?Onel tandis que Dr Diana Acha Mofor en est le vice-président.
Comme membres de l?organe de régulation du processus électoral dans notre pays, le deuxième décret mentionne les noms des personnalités suivantes :
1- Abdoulaye Souïbou
2- Albert Ekono Nna
3- Ali Kirna
4- Rev. Dieudonné Massi Gan
5- Me Ebanga Ewodo
6- Marie-Thérèse Obama
7- Cheikh Mohamed Ali Dewa
8- Me Nico Halle
9- Me Régine Dooh Collins
Les nouveaux membres de l?Onel ont été désignés pour un mandat de trois ans. En attendant les avis des principaux animateurs de la scène politique nationale, on peut d?ores et déjà constater que cette équipe épouse la configuration des aires géographiques et ethniques du Cameroun. Les consultations menées par le Premier ministre , M. Peter Mafany Musonge, les observations des principaux pourvoyeurs de fonds, des regroupements comme le Commonwealth ou la Francophonie, auront certainement été d?un apport déterminant dans le choix final du président Biya. Par rapport à l?approche genre, il est donné de relever que les femmes sont représentées dans le groupe.
Seulement, et c?est ce qui saute à l??il nu, les personnalités choisies pour faire partie de l?Onel sont pour l?essentiel connues par les tenants du pouvoir. Pour d?aucuns, c?est un facteur sur lequel on peut bien s?appuyer pour s?interroger sur « l?indépendance » de l?organe de régulation des élections au Cameroun dans sa formule 2004. Pour d?autres, une fois encore, le président Biya a préféré les gens d?une certaine classe d?âge excluant de fait les « jeunes ». Si l?on s?en tient au fait que depuis quelques semaines, une rumeur de plus en plus persistante annonçait Me Mbouyom François-Xavier à la tête de l?Onel, on est en droit de se demander si le lobbying au niveau international n?a pas été plus fort que la volonté de « l?Homme Lion ». Quoiqu?il en soit, l?Observatoire national des élections devra faire ses preuves dans les prochains jours à travers la préparation et l?organisation à mi-parcours de l?élection présidentielle de 2004
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