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| CAMEROUN INTERVIEW - Cardinal Christian Tumi sur RFI "C’était une mascarade" CAMEROUN FAME NDONGO S`ATTAQUE A RFI... GUINEE Canadiens, Américains, Japonais et autres se bousculent pour financer le raffinage de la bauxite guinéenne CAMEROUN Akame Mfoumou ou l'histoire insolite d'une Coalition noyautée ELECTIONS DU CAMEROUN Le Parti Socialiste francais dénonce la mascarade biyaïste OBSERVATOIRE ELECTORAL La face cachée des Américains BIYA ACHETE LES OBSERVATEURS AMERICAINS Dr Siméon Kuissu : " Tous les sacrifices consentis par les Camerounais depuis 1990 sont restés vains à cause de la carence ou pire encore de la trahison multiforme des dirigeants politiques de l'opposition. " |
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| CYBERMARIAGE Les dangers qui guettent les candidates Les unions contractées par correspondance ou sur le net finissent de plus en plus dans les réseaux de la prostitution pour les Africaines en général, les Camerounaises en particulier. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, une agence matrimoniale basée à Bordeaux en France attire l’attention des Camerou-naises et de leurs familles sur “ le développement dramatique de la prostitution des femmes d’origine africaine en France ”. L’Institut Afrique-Alliance puisque c’est d’elle qu’il s’agit, insiste sur “ les cruelles déconvenues auxquelles s’exposent les Camerounaises candidates au mariage en France ”. Selon Afrique Alliance, “ la majorité d’entre elles se trouve dans l’impossibilité de vérifier l’identité de leur correspondant, son statut matrimonial officiel, ou bien encore, par exemple, son absence de casier judiciaire. ” L’institut Afrique-Alliance, l’agence matrimoniale France-Afrique, rappelle cependant que le “ droit au mariage ” est consacré par l’article 12 de la “ Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ”. Le “ droit au mariage ” est, en fait, placé au même rang que le droit à la vie (Art. 2), l’interdiction de l’esclavage et du travail forcé (Art. 4), ou le droit à un procès équitable (Art. 6). Chaque année, de nombreux Français choisissent donc naturellement d’épouser une femme d’origine africaine résidant en Afrique ou en France. Au bout du compte, la belle aventure ne s’achève pas toujours par un beau mariage et beaucoup d’enfants, comme l’a si bien magnifié le chansonnier Guy Béart. Les Africaines candidates à ces hymenées avec les Européens atterrissent de plus en plus dans ce qu’on appelle là-bas les maisons closes, livrées à la boulimie sexuelle des maniaques de tout poil. Des organisations non-gouvernementales se constituent de plus en plus pour décrier cet esclavage sexuel. Selon le bilan démographique 2003 publié par l’Insee (Institut national français de la statistique et des études économiques) en février 2004 sous le n° 948 : “ En 2003, 280.300 mariages ont été célébrés en France, soit 6.000 de moins que l’année précédente. Sur la même période, les mariages concernant au moins un conjoint de nationalité étrangère ont en revanche augmenté (+5.100 mariages) ”. Maquereaux à l’affût A l’occasion des débats parlementaires sur le projet de Loi relatif à la maîtrise de l’immigration et au séjour des étrangers en France (Séance du 8 octobre 2003), le Sénateur français, Michèle André a d’ailleurs déclaré : “ Regardons les chiffres : 19.809 mariages mixtes en 1960, 34.585 aujourd’hui. En quarante ans, le monde s’est ouvert, nos compatriotes voyagent, (…). Les sociologues (français) voient dans ces chiffres, signes d’intégration, davantage de motifs de satisfaction que d’inquiétude (…) Un tiers des Français sont d’origine étrangère. ” L’Institut Afrique-Alliance, souhaite alerter les Camerounaises et les Camerounais désireux de réaliser une union sérieuse, voire un mariage, avec un ressortissant français ou européen, sur les risques inhérents à une démarche individuelle et isolée, situé en dehors de tout contrôle portant notamment sur l’identité du correspondant. On peut bien s’interroger sur les motivations réelles de cette agence dont la clientèle serait en train de s’évaporer devant la prolifération des cybercafés, vecteurs de plus en plus utilisés par les candidats à l’évasion matrimoniale vers le vieux continent. Il n’en demeure pas moins que l’initiative de cette agence ne manque pas de pertinence dans la mesure où les dangers qui guettent les jeunes femmes surtout, en Europe, font de plus en plus les choux gras des périodiques. Les maquereaux ne lésinent ni sur les moyens ni sur les méthodes. Ils se recrutent dans toutes les origines et tous les milieux. La misère et l’insécurité qui sévissent en Afrique constituent des appâts irrésistibles qui font le bonheur des proxénètes de tous bords. Les lecteurs du Messager se souviennent encore de Theresa Mumbang, une Camerounaise condamnée à 17 ans de prison aux Etats-Unis où elle réduisait ses jeunes compatriotes à l’esclavage, dans des conditions les plus inhumaines sous prétexte qu’elle les avaient tirées de la misère (Voir LM n° 1830 du 3 mars 2005). Réunion d’agence matrimoniale Dans sa campagne de promotion et de prévention de l’esclavage sexuel en Europe, l’Institut Afrique-Alliance, rappelle qu’une Agence matrimoniale française est une entreprise de service dont le but est de mettre en rapport des personnes ayant l’intention de se marier ou de vivre en couple. Ces agences sont soumises aux lois françaises et en particulier à la Loi 89/421 (Art.6) et au Décret n° 90/422. Conformément à la loi Neiertz n° 89-421 du 23 juin 1989, relative à l’information et à la protection du consommateur, la relation entre le client et l’agence matrimoniale française fait l’objet d’un contrat écrit dénommé “ Contrat de courtage matrimonial ”. Aux termes de ce contrat, le client donne mandat à l’Agence matrimoniale de le mettre en relation avec une personne correspondant à ses aspirations. Par ailleurs, l’adhésion à une agence matrimoniale française peut être soumise à la production d’un dossier administratif attestant de l’exactitude et de la sincérité des renseignements fournis, ainsi que du sérieux et de la motivation du postulant. La loi autorise en effet les agences matrimoniales françaises à refuser l’adhésion ou à exclure les personnes n’offrant pas toutes les garanties de bonne moralité. Cette sélection opérée par les agences matrimoniales qui ont pignon sur rue par le biais d’une procédure d’adhésion ayant notamment pour objet la vérification de “ l’identité, du statut matrimonial, du statut social, de la bonne moralité et de la motivation, permet aux agences matrimoniales françaises d’attester du sérieux de leurs adhérents. ” L’Institut Afrique-Alliance précise que son conseiller relationnel chargé de l’Afrique, animera une série de quatre réunions publiques identiques qui auront lieu le dimanche 13 mars 2005, dans un hôtel de Yaoundé. Cette réunion, qui auront pour thème “ le mariage mixte, franco-africain ”, seront gratuites et ouvertes à toutes les Camerounaises et à tous les Camerounais Vigilance, de toutes les façons Par Dobell, Le Messager Le 09-03-2005 |
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