| ANGLAIS PORTUGAIS ESPAGNOL SWAHILI ARABE | ||||||||||||||||||||||||||||||
| Victor Kamto: L’informatisation du fichier électoral est un leurre Spécialiste de l’archivage et délégué ONEL aux élections législatives et municipales de Juin 2002, il soutient que l’informatisation du fichier électoral demande au moins 5 ans de travail. Le 8 Juillet 2004 : - Depuis deux semaines, la Coalition organise des marches à Yaoundé en revendiquant l’informatisation du fichier électoral. Dirigeant d’une entreprise d’ingénierie documentaire, pensez-vous que cette informatisation est réalisable ? Je suis heureux que, pour une fois, l’on parle de documentation ou d’archivage au Cameroun, en pensant à des professionnels de la gestion documentaire. J’ai souri il y a quelques mois, quand à la télévision nationale, il nous était présenté une ONG basée à Douala, qui offrait des ordinateurs pour informatiser le fichier électoral. Qu’est-ce qui vous a fait sourire ? S’il est vrai que dans ce processus d’informatisation il faudra utiliser des ordinateurs, il ne faut jamais perdre de vue que nous sommes dans une forme d’industrie immatériel où il faut penser, concevoir avant d’agir. Il faut savoir que l’’informatisation du fichier électoral demande la contribution de plusieurs compétences. En plus de l’administration et des partis politiques, il faudrait compter des archivistes documentalistes, des informaticiens et des professionnels des procédures, des sociologues... A vous entendre, on peut conclure que l’informatisation est impossible… Je ne l’ai pas encore dit. Mais je pense que poser le problème du fichier électoral informatisé, c’est supposer que ce dernier est la condition essentielle de l’amélioration du niveau de vie des Camerounais (parce ce qu’il y aura transparence électorale). Personnellement, je suis très réservé à ce sujet. En 1999, le gouvernement camerounais a lancé le programme de gouvernance. Cinq années après, le constat est là. Malgré les efforts investis par les autorités, la problématique de la gouvernance constitue encore le principal malaise du pays, avec un problème de corruption endémique. Qu’a fait l’opposition sur ce chantier ? Qu’a-t-elle proposé avant de se heurter au refus des autorités ? C’est trop facile de passer la vie à critiquer sans contre proposition dans les domaines essentiels de notre vie au quotidien (santé, éducation, transport, …) Il nous est difficile d’évaluer le rôle d’une opposition qui n’existe que lors des campagnes électorales. Et si nous revenions au sujet du fichier électoral ? Je l’ai dit plus haut. Le fichier électoral est un document. Sa confection, même électronique, doit respecter toutes les contraintes qu’impose la science de gestion de l’information documentaire. Pour réaliser un fichier informatisé, il faut plusieurs autres documents (acte de naissance, certificat de nationalité, carte nationale d’identité, certificat de domicile…) Vous voyez ici déjà se pose le problème d’authenticité de ces documents. Il faut aussi répondre à plusieurs questions technico-administratives. Je vais me résumer à travers quelques questions. Est-ce que la possession de ces pièces font de vous un Camerounais ? Comment faire pour ne pas avoir une personne inscrite sur plusieurs listes ? Sans base des données de l’état civil, il est techniquement laborieux de réaliser un fichier fiable compte tenu des mouvements des populations et de notre niveau de gestion de l’information administrative. En effet, ceci suppose une maîtrise parfaite par toutes nos administrations de la traçabilité de l’information. L’archiviste documentaliste que vous représentez ne propose pas de solution. Si je m’en tiens au Minatd (ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Ndlr) la locomotive a démarré depuis. C’est le financement du processus qui serait attendu. Et j’insiste bien sur processus. Il ne s’agit pas d’acquérir quelques ordinateurs et de rêver d’un fichier informatisé. Même si le financement était disponible demain matin, il est objectivement absurde de penser avoir un fichier électoral informatisé en octobre 2004 alors que l’architecture n’est pas encore définie. Il faudrait en moyenne six mois pour l’étude et la validation du projet, six mois pour une éventuelle phase pilote, trois mois pour des corrections ou des ajustements indispensables et trois à quatre ans pour la mise en place d’un fichier général informatisé au Cameroun. J’ai oublié de signaler un point susceptible de retarder encore davantage le projet : notre culture informatique. Ou si vous voulez, le fossé numérique à combler. © Thiéry Gervais Gango, Mutations |
||||||||||||||||||||||||||||||
| EDITORIAUX POLITIQUE ECONOMIE/FINANCE SPORTS DIVERTISSEMENTS FEMMES CONTACT |
Gouverneur John Rowland, l’exemple à suivre en Afrique CAMEROUN Un journaliste camerounais démontre combien le ministre de Biya ne comprend rien du tout au réseau WWW CAMEROUN - Présidentielle 2004 Pour une Conférence générale des forces de changement COTE D’IVOIRE Des opérateurs économiques désertent la Côte d’Ivoire pour s’installer au Bénin Six mois pour en finir avec la corruption JEUNE A FRIC François Soudan, porte-voix de Fame Ndongo GUINEE CONAKRY Etats-Unis: Nouvelle destination pour les anciens barons de Conté |
|||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||
| Retour page de garde | ||||||||||||||||||||||||||||||
| _____________________________________________________ ©2003 The African Independent, Inc. All rights to republication are reserved |
||||||||||||||||||||||||||||||