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La misère française s’exporte en Afrique

Ce n’est qu’au Cameroun que l’on peut s’étonner qu’un citoyen français se manifeste comme un voleur de journaux et de téléphones portables. L’on ne peut ainsi s’étonner que lorsqu’on n’a pas visité la France.

En effet, lors d’un récent voyage à Paris, ce qui nous a frappé avec un mélange de compassion et de dégoût, c’est la pauvreté impensable qui fait le spectacle des rues de Paris.

Aux pieds des femmes presque toutes sapées à la dernière mode et déambulant à longueur de journée autour des magasins toujours pleins à craquer et des hommes toujours au pas de course pour rattraper l’on ne sait quelle opportunité, des corps enroulés dans des plastiques et des manteaux crasseux parsèment les trottoirs exigus.

Les clochards, comme on les appelle ici pour éviter le mot misérables, ces mendiants dont la pauvreté et la souffrance extrêmes se lisent sur les visages hagards, font partie du décor parisien ; témoin d’une civilisation décadente qui ne devrait plus faire recette dans le monde.

Il faudra s’attendre, si les gouvernements africains ne s’attèlent pas à arrêter le phénomène, que les millions de SDF mendiants de France se déversent sur le continent africain, contribuant ainsi à l’aggravation de la pauvreté.

N. S.


Yaoundé
Un Français accusé de vol de journaux


De sources policières, le présumé n’est pas à son premier forfait.
Ariane Julie Nkoma (Stagiaire), Mutations 7 May 2008

" Encore lui ? Atango voleur, arrêtez-le, nos frères qui sont chez les blancs souffrent tellement, il faut le lapider… " Ce sont autant de cris qui se sont élevés hier mardi autour de 10h 30mn, en face de l’immeuble dit de la mort. Les raisons : M. Bonhomme Gérard Fleury Antoine, né le 9 novembre1938 à Toulon en France, aurait selon la responsable du kiosque à journaux Maggy Presse, volé trois magazines : deux " Amina " et un " Femme actuelle ".

Selon la plainte déposée au poste de police de la poste centrale, la propriétaire du kiosque à journaux prétend que chaque fois que ce monsieur est passé dans ses locaux, elle a enregistré des vides dans ses rayons. : " Ayant fait le constat, je ne pouvais savoir qui était à l’origine parce que la poste centrale a une mauvaise réputation et beaucoup de personnes y entrent à toutes les minutes."

Mais a-t-elle continué, le soupçon pesait sur ce blanc qui est un habitué des lieux. Hier mardi, " il est à nouveau revenu, vêtu d’un gros blouson pas propre. Il s’est directement dirigé vers le rayon des magazines. Quand nous l’avons vu entrer, j’ai fait un signe des yeux à ma collaboratrice et nous avons fait semblant d’être très occupé à servir les clients présents. Alors, le monsieur, pensant que personne n’avait le regard sur lui, il a pris deux magazines et les a enfouis dans son blouson. J’ai tout de suite laissé les clients pour l’arrêter. Alors, le troisième magazine qu’il tenait en main, il le tend vers moi en me demandant son prix. Je lui ai dit de me remettre ce qu’il a sur lui. Il a hésité et je l’ai secoué, alors, deux autres magazines sont tombés. " Pendant ce temps, continue notre source, sa collaboratrice était allée saisir un inspecteur de police qui a conduit au poste de police pour éviter la justice populaire.

Au poste de police, le présumé voleur ne reconnaît pas être de nationalité française. Selon son propos, il ne connaît pas ses origines. Pourtant, les papiers retrouvés dans l’une de ses poches montrent un passeport de la République française, délivré le 11 avril 2006 par le préfet des Yvelines.

M. Bonhomme affirme être victime d’abus de la part de son accusatrice : " je n’ai mis qu’un seul exemplaire du journal dans ma poche, pas deux. " Après cette déclaration, il est renvoyé au commissariat du premier arrondissement. A son arrivée, accompagné de la plaignante, les policiers à l’entrée du commissariat se sont écriés d’une voix forte et presque tous au même moment : " encore vous ? C’est le blanc qu’on avait envoyé ici dernièrement pour vol de portables. "

Une fois rendu au bureau du commissaire, la réaction a été la même : " qu’est-ce qui se passe dans votre vie ? Vous connaissez ce commissariat ?", a demandé commissaire à l’accusé.: " Un peu ", a-t-il répondu. Alors le commissaire reconnaît l’avoir déjà vu au moins deux fois dans son bureau pour vol.: "Non, c’était seulement deux fois ", répond l’homme tout serein avec les pieds croisés, posant ses bras sur la table du commissaire tout en le regardant droit dans les yeux, il dit : " J’ai dit à cette dame qu’on pouvait s’arranger à l’amiable. Je lui donne deux bières et 1000 Fcfa pour le numéro que j’ai voulu prendre. " Sidéré, le commissaire a ouvert une enquête tout en demandant à la plaignante de rédiger une plainte et d’évaluer les pertes pour un éventuel remboursement.
Bonhomme Gérard Fleury Antoine, le voleur de journaux et de portables
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