| ANGLAIS PORTUGAIS ESPAGNOL SWAHILI ARABE | |||||||||||||||||||||||||
| CAMEROUN
Le nouveau gouvernement sera réduit à 30 membres Plus de 30 ministres actuels devraient donc perdre leurs postes. Beaucoup parmi les perdants seront en sus « récompensés » par des dossiers judiciaires. Bref, Paul Biya sait remercier ses « amis ». Il en est tout aussi du jeune Yves Michel Fotso, qui aura donné l’occasion en or à Paul Biya de bouffer du bon Bamiléké, ce dont se réjouiront les tribalistes de son entourage, en attente impatiente depuis des lustres de la descente aux enfers de l’un quelconque de ces milliardaires de l’Ouest. NEW YORK 05/07/2008, actualisé 05/08/2008 - Nos sources gouvernantes signalent avec persistance que Paul Biya a arrêté son nouveau gouvernement, qui sera réduit à 30 membres et sera rendu public d’ici ce week-end. Il s’agira alors d’une réduction de moitié du nombre des pilleurs du Cameroun en ce moment où, désormais assuré d’un pouvoir à vie par la Constitution, Paul Biya n’est plus tenu de remercier quiconque. A moins bien sûr que le vieux dictateur remanie les chiffres entre temps, question de nous donner tort. Le vieux président de la république du Cameroun tient particulièrement à réduire à néant un bon nombre des « élites » de sa cour. Ceux qui se sont enrichi grâce à son assurance de leur impunité ainsi que ceux qui se montrent particulièrement arrogants, allant jusqu’à constituer un groupe clandestin dit G11 engagé à lui succéder en 2011, non seulement vont quitter le gouvernement mais surtout auront des enquêtes judiciaires à leurs fesses. C’est ainsi que parmi ceux qui sortiront de son gouvernement, le nom de Rémy Ze Meka est cité en premier en tant que celui qui devait assurer, avec l’aide de son oncle le général de division René Claude Meka, la coordination du coup d’Etat contre le vieux « lion » d’ici 2011. Amadou Ali tient un dossier judiciaire fin prêt contre Ze Meka, qu’il attend très impatiemment de mettre en action au premier signal de son maître Paul Biya. Inoni Ephraim et Marafa Hamidou Yaya, des anciens secrétaires généraux à la présidence tous impliqués dans l’affaire de détournements des fonds versés par la SNH pour l’achat en catimini d’un avion privé présidentiel malgré l’opposition de la Banque Mondiale et du FMI, perdront également leurs portefeuilles et serviront de boucs émissaires dans leur nouvelle demeure que sera la prison. Parmi d’autres noms de partants, l’on nous signale également Laurent Essoh, Eyebé Ayissi et la ministre de l’éducation de base Haman Adama. Mais la liste des partants serait bien longue et se chiffrerait à plus de 30. Parmi ceux qui ne font plus partie du gouvernement depuis deux ans, Abogo Nkono, un autre membre présumé du G11, a également un dossier qui continue d’être ficelé par Amadou Ali. La personne étrangère au gouvernement, mais qui n’est pas moins dangereuse pour Paul Biya à cause de sa richesse, c’est Fotso Victor, que Paul Biya entend également réduire à néant. Yves Michel Fotso, le fils successeur tout désigné de Victor Fotso, a en effet un dossier judiciaire déjà habilement ficelé et sera arrêté dans le cadre l’affaire appelée Albatros. Il est bien difficile que Yves Michel s’en sorte sans laisser des plumes, toutes les enquêtes en cours à la Police Judiciaire visant à lui faire porter le lourd fardeau du remboursement de plus de 22 milliards Fcfa déboursés par la SNH entre ses mains (c’est-à-dire au profit de la Camair qu’il dirigeait, le tout versé dans sa banque CBC lui appartenant et sous sa gestion), mais qu’en réalité les vautours de Biya avaient ensuite subtilisés sans laisser de traces. Le jeune Yves Michel Fotso aura ainsi donné l’occasion en or à Paul Biya de bouffer du bon Bamiléké, ce dont se réjouiront les tribalistes de son entourage, en attente impatiente depuis des lustres de la descente aux enfers de l’un quelconque de ces milliardaires de l’Ouest. Aux dernières nouvelles, Paul Biya envisagerait de faire arrêter immédiatement ceux et celles qu’il débarquera bientôt de son gouvernement ; question de ne laisser à personne la moindre possibilité de s’évader, présentant ainsi le risque d’aller financer une rébellion contre le vieux dictateur. Il veut que ceux qui quitteront le gouvernement aillent attendre dans la prison leurs chefs d’accusation, que Amadou Ali se presse actuellement de mettre en bonne forme. |
TRANSPORT AERIEN
La Présidence bloque les avions de Fotso Le décollage des aéronefs de cette compagnie de location d’avion dont Fotso est l’un des actionnaires désormais soumis à l’autorisation préalable de la présidence de la République. La mesure viserait à empêcher certaines personnalités de sortir. Dans le milieu aéroportuaire, l’on tient à garder secrètement l’information, pour ne pas « ternir l’image de la compagnie ». Pourtant, une source introduite fait état de ce que tous les aéronefs de la compagnie Air leasing Cameroon ne peuvent décoller qu’après autorisation expresse de la présidence de la République. L’Agence de sécurité pour la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (Asecna) serait chargée, à en croire notre source, d’implémenter cette instruction de la haute hiérarchie de l’Etat. Il revient en effet à cet organisme aéroportuaire de donner son accord avant tout décollage d’un avion de la piste. Qu’est ce qui peut justifier une telle mesure ? Difficile d’avoir une réponse officielle à cette interrogation. A la direction générale de cette compagnie aérienne privée située à Bonapriso (Douala), personne ne veut parler du sujet. Toutefois une source explique que l’autorisation préalable de décoller à laquelle sont désormais soumis les aéronefs de Air Leasing Cameroon serait liée aux ennuis judiciaires de Yves Michel Fotso (il est cité dans l’affaire de l’Albatros), un des actionnaires de cette compagnie. Selon toute vraisemblance, la mesure qui a cours depuis une dizaine de jours viserait à empêcher certaines personnalités de sortir du pays. Pas informés Joint au téléphone par Le Messager, un responsable de Capital Financial Holding Cameroon, structure du groupe Fotso, se dit surpris par cette nouvelle. « C’est une compagnie qui a obtenu son agrément pour l’exercice de transport aérien. Elle n’assure pas des vols réguliers comme les autres compagnies. Air Leasing loue son avion à toute personne intéressée par ses services. Et il est vraiment inconcevable de penser que chaque fois il faudra attendre l’autorisation de la présidence de la République avant de faire voler un appareil… » Mais dans un pays où il manque de transparence dans la gouvernance, des autorités ont souvent ainsi secrètement donné des ordres, sans informer ceux que la mesure frapperait, dans le dessein de créer des situations difficilement interprétables quand ces derniers tombent sous le coup. On se rappelle en effet que l’interdiction d’Abah Abah, d’Olanguéna ou encore de Mebara de sortir de Yaoundé ne leur avait pas été notifiée en première intention. Il en est de même de l’interdiction de sortir du pays de Jean Michel Nintcheu, député Sdf qui s’et vu refouler à l’aéroport de Douala comme un vulgaire sans papier. Dans le ces présent, Air Leasing et certains de ses actionnaires seraient dans la même situation. Manque à gagner Si l’information est officiellement confirmée, il est évident que cette décision de la présidence de la République aura des répercussions sur les activités de cette jeune compagnie aérienne. Avec la lourdeur atavique de la bureaucratie camerounaise, il est à craindre que les autorisations n’arrivent qu’après plusieurs heures d’attente. Le manque à gagner pour l’entreprise (frais d’immobilisation…) pourrait se chiffrer à plusieurs millions de Fcfa. Le désagrément sera tout aussi grand du côté des voyageurs. « C’est dommage de freiner l’élan de cette jeune structure, alors même qu’elle essaie de combler les lacunes de l’Etat camerounais en matière de transport aérien. Cette compagnie privée permet à certains opérateurs économiques camerounais de remplir leurs missions. » Elle comble aussi à sa manière la carence pour ce qui est des vols domestiques dans le ciel camerounais. Et comme si cela ne suffisait pas, l’on apprend des sources aéroportuaires que les membres du gouvernement sont les principaux clients de Air Leasing Cameroon. Une source proche de l’Asecna confirme que la semaine dernière une « haute personnalité de la République » s’est payée les services de Air Leasing pour son déplacement. C’est tout dire… Créée en mai 2004, Air Leasing est une compagnie aérienne multi service spécialisée dans l’aviation d’affaires. Sur son site Internet, on peut lire qu’elle exploite une flotte composée de plusieurs avions : 2 Fokkers 28-4000, 1 Fokker 28-400 en configuration Vip. Entre autres services proposés par Air Leasing, l’on peut citer la location d’avion, le transport du fret, les évacuations sanitaires, l’aviation d’affaires et la maintenance des aéronefs. |
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| Un premier ministre en sursis?
Écrit par Xavier Luc Deutchoua EPHRAIM INONI REÇU AU PALAIS DE L'UNITE, ALORS QU'ON PARLE DE PLUS EN PLUS DE REMANIEMENT. Le président de la République a accordé une audience au premier ministre hier. "Un exercice de routine", assurent nos sources dans les services du premier ministre. Initialement prévue pour vendredi dernier, l'entrevue entre Paul Biya et Ephraim Inoni, dont le sujet est gardé secret, a été déprogrammée "en raison du long férié". Banale ou non, l'audience de Inoni Ephraim au palais d'Etoudi n'est pas passe inaperçue. Dans le contexte actuel, caractérisé par l'enquête sur le scandale de l'avion présidentiel et les rumeurs sur une probable audition du premier ministre par la Pj, la rencontre était suffisamment suggestive pour que des collaborateurs du chef de l'Etat rameutent la presse. De source proche de l'entourage de Ephraim Inoni, on semble déjà se faire à l'idée de son éventuel départ du gouvernement. Paul Biya reprocherait à son premier ministre et au gouvernement qu'il est censé conduire son incapacité à faire ressentir la croissance économique au niveau du panier de la ménagère. Le premier ministre se préparerait aussi à l'éventualité de son audition pas la police dans le cadre de l'enquête sur les conditions d'acquisition d'un avion pour le président de la République. De source proche de l'enquête que mène la direction de la police judiciaire, Ephraim Inoni sera tôt ou tard entendu en sa qualité d'ancien Sg/pr, par la police. De même que d'autres personnalités pour leur rôle dans le processus, initié dès 2001, en vue de l'acquisition d'un avion présidentiel. Les affaires Gia-international, Apm, Albatros et Sygma seront passées en revue, et le rôle de chacun épluché. A propos de l'affaire Apm du nom de la société Assets Portfolio Management, une S.A constituée le 1er août 2002 pour les besoins de l'achat d'un Bœing Business Jet au chef de l'Etat, la police veut avoir le cœur net sur le rôle du Pm. A la Direction de la police judiciaire, on s'intéresse au personnage de Johnson Lifange Elongue, officiellement actionnaire de Apm, mais soupçonné d'être le prête-nom du Pm. Les enquêteurs s'intéressent également aux liens entre le Pm et Hubert Otele Essomba. Présenté par notre confrère Repères comme un parent de feu René Owona, Hubert Otélé est en fait un neveu du milliardaire Omgwa Damase. Hubert Otélé a longuement été reçu lundi dernier par Ephraim Inoni, affirme une source policière. Jusqu'où ira Paul Biya? " Jusqu'au bout ", assurent certaines personnalités reçues peu après les émeutes de février le prince. Sérail : Ephraim Inoni chez Paul Biya Le chef du Gouvernement a été longuement reçu au palais de l’Unité. Jean Francis Belibi, Le Jour 07 mai 2008 Une rencontre entre le chef de l’Etat et son Premier ministre au palais de l’Unité, quoi de plus normal ! Sauf que dans les couloirs du palais de l’Unité où l’on voit Ephraïm Inoni franchir les grilles du palais d’Etoudi, les entretiens entre le président de la République, Paul Biya et son chef de gouvernement, se déroulent habituellement les jeudis ou les vendredis. Celle d’hier présentait donc au moins quelque chose d’inhabituel au regard de l’actualité de ces derniers jours dans notre pays. Que se sont dit les deux personnalités ? S’agissait-il de faire le tour d’horizon des principaux dossiers du gouvernement, comme dans le cadre des rendez-vous classiques ? Ou alors, le chef de l’Etat a-t-il évoqué avec son Premier ministre l’ambiance générale autour des " affaires " ouvertes depuis quelques semaines par la deuxième phase de l’opération Epervier que Paul Biya a personnellement annoncée lors de son message à la nation le 31 décembre dernier ? Nos diverses sources aussi bien à la présidence de la République que dans les services du Pm n’ont pas été en mesure de nous dire de quoi ces deux personnalités ont parlé, rien n’ayant filtré de leurs entretiens qui, on s’en doute, n’étaient pas ouverts à la presse. L’audience d’hier intervient en effet au lendemain d’un ensemble d’événements ayant marqué la vie de la nation. On peut citer au rang de ceux-ci, les émeutes de février dernier qui ont fait officiellement 40 morts. Des émeutes qui ont été suivis d’un ensemble de mesures édictées par le président de la République au sortir conseil ministériel du 7 mars 2008 et qui ont abouti à la revalorisation des salaires des agents de l’Etat, la défiscalisation de certains produits de consommation courante. Il faut par ailleurs signaler que cette audience intervient également près d’un mois après l’adoption par l’Assemblée nationale de la modification de la Constitution ayant consacré la fin de la limitation des mandats présidentiels. Une modification de la loi fondamentale qui aura connu quelques couacs et un certain camouflet pour le chef du gouvernement à qui on aurait reproché de n’avoir pas maîtrisé son glacis politique, tous les élus du peuple venant de province d’origine, le Sud-Ouest et "acquis au Rdpc" n’ayant pas voté ce texte taillé sur mesure pour le président Biya. En effet, Ayah Paul Abine, l’élu de la Manyu a choisi de s’opposer à cette entreprise qui selon lui " ramenait le Cameroun 200 ans en arrière". Une " insurrection " que Ephraïm Inoni aurait vainement cherché à combattre, M. Ayah étant resté fidèle à ses options, Parmi les événements qui auront retenu l’attention ces dernières semaines au Cameroun, on retient la reprise de "l’opération Epervier" avec notamment l’audition de personnes impliquées dans l’acquisition il y a quelques années du fameux "Albatros" qui était destinés à la flotte présidentielle. Au rang des personnes déjà entendues, il y a l’ancien ministre d’Etat secrétaire général de la Présidence Jean Marie Atangana Mebara, l’ancien administrateur directeur général de la Camair Yves Michel Fotso. Au moment où différents analystes estiment qu’après la modification de la Constitution et la gestion passablement maîtrisée du contexte qui l’a précédée, il est de bon ton que le chef de l’Etat procède à une redistribution des cartes, à un remaniement ministériel si l’on préfère. D’autant que la capitale tout entière bruisse de toutes sortes de rumeurs sur les entrants et les sortants d’un gouvernement que l’on dit imminent depuis depuis au moins deux semaines et où, au gré des sources et des intérêts divers, personne ne semble épargné. Pas même le Premier ministre, dont on arrêtera définitivement pas d’interpréter la rencontre passablement inhabituelle hier avec le chef de l’Etat, et qui pourrait entraîner, dans les prochains jours, des mesures fortes de clarification politique, |
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