| ANGLAIS PORTUGAIS ESPAGNOL SWAHILI ARABE | |||||||||||||||||||||||
| DOUALA
Les policiers investissent la cathédrale Ils ont cru qu’ils trouveraient du repos dans la maison du Seigneur. Mais mal leur en a pris en cet après-midi du 15 juin. Certains benskineurs se sont retrouvés dans les mailles de la police anti-émeute alors qu’ils étaient en train de manifester leur mécontentement suite à la décision gouvernementale les concernant et qui rentre en application en principe à partir du mois de juillet prochain. Alors qu’ils étaient poursuivis par les policiers, certains ont eu la présence d’esprit de se réfugier dans l’enceinte de la cathédrale Saints Pierre et Paul de Douala. Avec certainement en mémoire que pendant les périodes de guerre, ces lieux sacrés sont souvent épargnés des assauts des bidasses. Mais, ils n’ont pas tenu compte de la hardiesse qui animait les policiers, surtout lorsqu’ils sont appelés à traquer de potentiels fauteurs de trouble. Certains de ces éléments, sans crainte du caractère sacré des lieux, sont entrés dans la cathédrale, parés de leurs armures de combat, et ceci au mépris des fidèles se trouvant sur les lieux, concentrés à faire parvenir au créateur leurs doléances. Et du coup, un climat d’incertitudes et de désordre s’est installé dans le lieu sacré. Pendant que les fugitifs se précipitaient pour prendre la poudre d’escampette, c’était au tour des prieurs de prendre également la fuite, ne comprenant pas ce qui se passait effectivement. Chapelets à la main pour certains, livrets de prière pour d’autres, ils allaient dans tous les sens, avec pour seul objectif d’échapper à la furie des policiers. « J’avais les yeux fermés en train de faire ma prière. Ce sont les bruits de botte qui m’ont fait ouvrir les yeux. J’ai vu les gens courir. Puisque je ne savais pas ce qui se passait, je me suis mis aussi à fuir, ayant vu les policiers. C’est quelques minutes après que j’ai appris que les policiers poursuivaient les motos taximen grévistes », déclare une femme rencontrée sur les lieux de l’incident. Loi du plus fort A l’occasion, plusieurs benskineurs ont été arrêtés et fouettés à coups de matraque au niveau de la sortie principale de la cathédrale, devant une foule d’observateurs composés des passants, des vendeurs logés dans l’esplanade de la cathédrale, et de nombreux visiteurs se trouvant sur les lieux dans l’attente de rencontrer un des responsables de l’évêché. Mais aucun responsable des lieux n’est s’indigné de cette scène, ou protégé ceux qui ont voulu trouver du repos après une course ardue. Peut-être que l’on attend afin de prendre position officiellement, surtout que cette congrégation est plongée dans la protection des droits de l’homme et les libertés des citoyens. Par Robert NGONO EBODE Le Messager 16-06-2009 |
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| CAMEROUN - DOUALA
Grève des conducteurs de motos taxis Ecrit par lejour 16-06-2009 L’ARRÊT DE LEURS ACTIVITÉS HIER A ENTRAÎNÉ DE LONGUES FILES DES USAGERS À TOUS LES PRINCIPAUX CARREFOURS. Les conducteurs de motos taxis de Douala ont observé un arrêt de travail hier lundi, 15 juin 2009. Ceci, conformément au mot d’ordre qui circulait déjà de bouche à oreille dans la ville depuis jeudi dernier. Cette grève est la manifestation du mécontentement de ceux que l’on appelle communément «benskineurs». Ils protestent contre les mesures prises il y a quelques mois par le Premier ministre pour réglementer leur activité. Ces mesures qui sont prévues pour entrer en application le 1er juillet 2009 obligent les conducteurs de motos taxis à se munir, entre autres, du permis de conduire, de l’assurance, de la carte grise et d’un casque. En plus, ils ne devront exercer qu’à l’intérieur des quartiers. Ainsi, très peu de motos taxis étaient visibles hier dans la zone de village, par exemple. Dans les grands carrefours où ils sont d’habitude très nombreux comme à Tradex borne 10, entrée lycée, entrée carrière, marché Ndogpassi, entrée Billes, Shell ou encore Elf, l’on pouvait les voir discuter de la situation par petits groupes et sans leurs engins. Et lorsqu’une moto transportant un passager circulait à hauteur des grévistes, ceux-ci l’arrêtaient et expliquaient calmement au conducteur le bien-fondé du mouvement avant de le laisser repartir. Malgré le caractère pacifique de la grève, les forces de l’ordre sont restées néanmoins vigilantes pour prévenir tout débordement. Les éléments du commissariat de police du 14ème arrondissement qui, d’habitude, réglementent la circulation au niveau du marché Ndogpassi, à l’entrée Billes et Shell, étaient présents sur beaucoup d’autres points sur le tronçon Tradex - Shell. De l’autre côté du «Pont noir», après le lieu dit Shell, les policiers du 8e arrondissement effectuaient le même travail, appuyés par quelques gendarmes. A Bonabéri, les motos taxis étaient regroupées par secteur d’appartenance au niveau de Grand hangar, Forêt bar, Cimetière et Besseke. Là également, les «benskineurs», munis de sifflets pour donner l’alerte quand nécessaire, arrêtaient toute moto qui circulait avec un passager. Indépendamment de la relation qui liait le conducteur au passager, celui-ci était contraint de descendre et la moto libre de repartir. Dans le centre-ville, par contre, la mobilisation n’était pas la même. Des quartiers comme Akwa qui abrite le centre commercial ou encore Bonanjo, le centre administratif, n’ont pas autant été touchés par la grève. Cependant, l’on a observé dans ces quartiers, en début de matinée, une petite diminution du trafic des motos taxis, en comparaison de la configuration de tous les jours. Christian Nounkeu Yaoundé: Des commerçants bloquent le marché central Écrit par Lindovi Ndjio Lundi, 15 Juin 2009 07:36 Ils protestent contre les casses de la Communauté urbaine. C’est une foule en furie qui sillonnait, vendredi dernier, les allées, couloirs et alentours du marché central de Yaoundé. Scandant des injures et propos peu respectueux à l’endroit de Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy). Dans la mêlée, des paroles du genre «il n’y aura plus de marché à Yaoundé» ou encore «ce n’est plus nous seuls qui allons subir ; désormais c’est toute l’économie qui va ressentir le choc». Suffisant pour comprendre que la Cuy venait de passer dans le coin. Au cours de leurs opérations de «surveillance du centre ville», les gros bras de Gilbert Tsimi Evouna s’en sont pris à des commerçants installés dans le hangar du marché central de la ville. Sur les lieux, quelques lattes, contreplaqués et barres de fer sont disposés en désordre sur le sol. Quelques garçons s’attèlent à les ramasser et à les ranger sous la véranda d’un magasin. «Ils sont arrivés et ont commencé à casser tout ce qui était installé devant les magasins en disant que c’était les marchandises des sauveteurs. Certains ont ramené les leurs à l’intérieur ; ensuite, ils sont allés même à l’intérieur du marché où nous nous disions que nous au moins on n’avait pas de problème parce qu’ayant des positions loin des zones querellées. Mais contre toute attente, ça a été la même chose et ils sont allés jusqu’à fermer certaines boutiques», raconte un des commerçants, très en colère. Concluant que «nous avons donc décidé que s’il en est ainsi, nous allons fermer tout le marché». «Et tant que les choses ne reviennent pas à la normale, on va continuer comme ça», ajoute un autre. Moins d’une trentaine de minutes après, c’est tout le bâtiment circulaire du marché central de Yaoundé qui était fermé. A l’exception d’une seule boutique dont le propriétaire est présenté comme un «Biafrais». En fait un Nigérian. Ce dernier qui ne comprenait pas pourquoi tous doivent assumer les conséquences de l’entêtement de certains, n’a pas daigné obtempérer. De quoi susciter le courroux d’une foule qui l’a obligé à revenir à de meilleurs sentiments, au risque de se voir lyncher. Puis la caravane a mis le cap pour les magasins alentours. Avec comme cibles principales les commerces chinois qu’on dit peu solidaires de la cause des pairs. Pour les mécontents, la Communauté urbaine de Yaoundé est allé trop loin, et désormais, le président de la République est appelé au secours : «Nous ne voulons plus des tiers qui ne transmettent pas nos doléances au chef de l’Etat», lance un autre commerçant. Un bras de fer qui fait suite à la proposition d’un recasement provisoire sur le site de la foire à Tsinga. «Combien de personnes iront là-bas, pour combien de temps ? Et que deviendront-elles lorsqu’on va engager les travaux de réfection de la foire ?» autant d’interrogations qui n’ont jamais trouvé de réponses. |
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