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| LOGEMENTS UNIVERSITAIRE Fame Ndongo avoue son impuissance Le ministre de l’Enseignement supérieur a visité des minis cités au lieu dit Bonamoussadi, le 4 mars 2009 à Yaoundé. Samedi 4 mars 2009. Il est 9 heures. Des hôtes inhabituels foulent le sol du quartier Bonamoussadi, une zone estudiantine proche de l’Université de Yaoundé I. Le ministre de l’Enseignement supérieur a fait une visite inopinée chez des étudiants des minis cités. Les habitants constitués principalement d’étudiants ont la surprise de voir le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, s’introduire dans leurs chambres. Cette intrusion chez les étudiants a pour objectif de mesurer le niveau d’application des textes réglementaires en vigueur par les propriétaires des logements d’étudiants. Sur le terrain, Jacques Fame Ndongo, après avoir visité une dizaine de minis cités, se rend effectivement compte que les prix fixés par catégorie de standing ne sont pas pris en compte par les bailleurs. “ Les prix ne sont pas respectés à 90 % ” déclare t-il en soupirant. Pourtant la grille est claire. Les prix sont de 4500Fcfa pour les chambres non classées, 8500Fcfa pour les moyens standing, et 13500 pour les hauts standings (qui d’ailleurs n’existent presque pas). Mais plusieurs étudiants affirment payer entre 10000Fcfa et 12000Fcfa. Par ailleurs, les conditions dans lesquelles vivent ces étudiants sont déplorables. Certaines minis citées ne disposent que de deux toilettes pour quarante étudiants. D’autres étudiants vivants dans les zones marécageuses se plaignent de l’inondation et des moustiques. En effet, Jacques Fame Ndongo a été interpellé par l’Addec (Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun). Dans une lettre adressée au ministre de l’Enseignement supérieur, l’Addec, décrie entre autre l’irrespect des bailleurs, notamment en ce qui concerne le troisième arrêté signé par le préfet du Mfoundi le 20 août 2008. Celui-ci porte application de la grille des loyers dans les minis cités des zones de résidences universitaires de la même Université. L’Addec fait également mention de la recrudescence d’actes de violence et de persécutions commises à l’encontre des étudiants résidents par les propriétaires de mini cités, pour dissuader les résidents de leur faire appliquer les loyers officiels. “ Chaque jour, nous recensons des exactions de bailleurs. Les portes des chambres sont régulièrement enfoncées et leurs biens détruits ou confisqués, l’alimentation électrique des minis cités a parfois été interrompue et les résidents plongés dans l’obscurité durant des mois. Des tôles sont arrachées de la toiture des chambres pour exposer les résidents aux intempéries ” explique Yannick Zogo Ndomo, secrétaire aux relations publiques à l’Addec. Et de poursuivre : “ Il y a également l’enrôlement de groupes de malfaiteurs aux gros bras chargés de molester les résidents. Des menaces de morts proférées à l’endroit des étudiants ainsi que le développement de stratagème visant à expulser des minis cités les résidents déterminés à faire respecter la grille des loyers. Tout ceci sous le regard passif de la direction du centre des œuvres universitaires de l’Université de Yaoundé I ”, explique-il. Revendications Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, l’Addec annonce des sit-in avant, pendant et après les jeux universitaires. “ Tant que des réponses satisfaisantes ne seront pas apportées aux revendications, nous persisterons ”, annoncent les membres de l’ Addec. Ces conditions sont de plusieurs ordres. Il s’agit de : la publication par les autorités compétentes d’un document dans lequel il est prescrit que les étudiants habitant les zones de résidences universitaires de l’ Université de Yaoundé I verseront leur loyer à la direction du centre de oeuvres universitaires de ladite université, la publication du spécimen du contrat type de bail suivant l’article 8 de l’arrêté interministériel du 30 juin 2005, la publication dans les meilleurs délais des critères objectifs permettant aux résidants et aux bailleurs des minis cités non répertoriés dans la grille des loyers de déduire ou convenir sur les loyers des chambres et studios, la prononciation et l’exécution des sanctions à l’égard des propriétaires de minis cités ou de leurs collaborateurs impliqués dans les actes flagrants de violation des textes sur le logement estudiantin et de violences faites aux étudiants. Une présence effective et régulière dans les minis cités de l’antenne locale de la brigade spéciale des logements pour veiller au respect de la loi. Le rapport de l’Addec et celui de la brigade des loyers et logements d’étudiants sont attendus dans une semaine par Jacques Fame Ndongo. D’après la représentante du ministère du Commerce, les bailleurs récidivistes devront payer une amende de 5% de leur chiffre d’affaire où la moitié du bénéfice perçu. Les étudiants qui ont payé un loyer plus élevé devront être remboursés ou alors le surplus sera défalqué pour les loyers à venir. Jacques Fame Ndongo était accompagné dans sa marche par une délégation d’autorité administrative à l’instar du sous-préfet, du recteur de l’Université de Yaoundé I, Oumarou Bouba, du président de la brigade spéciale des loyers et logements d’étudiants, ainsi que la représentante du ministère du Commerce et celui du ministère du Développement urbain et de l’habitat. Par Edith DJUIDJE (Stagiaire) Le 06-04-2009 Jacques Fame Ndongo : « Nous allons à présent passer à la phase répressive » Écrit par lejour Le ministre de l’Enseignement supérieur annonce des sanctions à l’encontre des bailleurs des mini-cités de Bonamoussadi à qui refusent d’appliquer les prix homologués. Les problèmes de logements des étudiants prendront-ils fin cette fois-ci avec ces énièmes résolutions (du 06 avril 2009) conjointement signées pa les pouvoirs publics, les étudiants et les bailleurs ? Suite aux plaintes répétitives des étudiants, je suis descendu sur le terrain (Bonamoussadi à Yaoundé, ndlr), accompagné du recteur de l’Université de Yaoundé I, de l’inspecteur général des services et du représentant du ministère du Commerce pour toucher du doigt les réalités des logements d’étudiants. Ce n’est pas une énième foi, c’est la première fois que le ministre de l’Enseignement supérieur descend sur le terrain pour voir ce qui se passe. C’est donc un événement capital, parce que rien ne sera plus comme avant. Vous avez constaté qu’il y a déjà des mises en demeure faites par le ministère du Commerce. Après ces mises en demeure, il y aura la phase répressive. J’ai demandé aux étudiants de s’organiser en comité de vigilance pour refuser les prix exorbitants et dénoncer les cas dysfonctionnels. Parce que nul n’est au-dessus de la loi Et nous allons immédiatement agir. Déjà au Minesup, il existe une cellule de lutte contre la corruption. Cette cellule est à l’écoute des étudiants et aussi des bailleurs. Dès que nous sommes saisis d’un cas, nous agissons immédiatement et les sanctions suivent. Je souhaite que cette fois-ci les prix soient effectivement respectés. La phase pédagogique est terminée, nous allons à présent passer à la phase répressive avec le concours des étudiants eux-mêmes ainsi que des bailleurs. Après la signature de ces résolutions et votre descente sur le terrain, certains bailleurs ont menacé d’expulser les étudiants qui refuseront de payer les prix qu’ils exigent. Quelle est la suite à donner à ces menaces ? Les bailleurs n’ont pas le droit d’expulser les étudiants s’ils payent régulièrement leurs loyers. Je dois signaler que la plupart des bailleurs n’ont ni titre foncier, ni permis de bâtir. Cela signifie qu’ils sont hors-la-loi. C’est très clair. Nous fermons les yeux, parce que c’est un cas social. Il faut bien loger les étudiants. Je précise également que nous avons constaté une très grande insalubrité au niveau des toilettes. Tout cela doit cesser. Il faut que les cinq critères fixés au niveau de la Brigade spéciale de contrôle des loyers des logements estudiantins soient respectés par les bailleurs. Il s’agit de l’habitabilité, de l’accessibilité, du confort, de la sécurité et de la salubrité. Evidemment, nous demandons aux étudiants de respecter les clauses du contrat signé avec les bailleurs. Il faut que chacune des deux parties respecte les clauses du contrat de bail. Je signale également qu’aujourd’hui, à 14h, le ministre du Commerce préside une réunion pour faire appliquer la réglementation en vigueur. Vous voyez donc que les choses ne seront plus comme avant. Les bailleurs ont-ils été avertis du début de la phase répressive qui va bientôt commencer ? Ils le savent depuis samedi dernier. Je suis avec eux tous les jours depuis samedi. Je n’ai peut-être pas rencontré tous les bailleurs, mais nous avons vu les concierges et leur avons demandé de respecter la réglementation, car nul n’est au-dessus de la loi. Et force reviendra nécessairement à la loi. Nous sommes dans un Etat de lois. Et non dans un Etat de non-lois où chacun applique sa loi. Il demeure le problème des locataires de ces mini-cités qui ne sont pas des étudiants, ce qui rend parfois exorbitants les prix des loyers. Que fait le Minesup pour trouver une solution à ce problème ? Je rappelle qu’il s’agit d’une zone de résidence universitaire. Donc, c’est une zone protégée. En principe, ne devraient pas y habiter des non-étudiants. C’est la réglementation en vigueur. Néanmoins, on peut tolérer qu’il y ait des non-étudiants. Bien entendu, je m’occupe des étudiants. Je suis le ministre de l’Enseignement supérieur, je m’occupe des problèmes des étudiants et non des non-étudiants. Peut-on arriver à ce que la zone de résidence universitaire soit uniquement habitée par des étudiants ? Je ne peux pas le savoir. Comme je l’ai dit, c’est un principe. Et vous savez qu’entre le principe et la pratique, il y a souvent un décalage. Ce que nous souhaitons, c’est que les prix homologués par le ministère du Commerce soient respectés par tous, bailleurs et étudiants. Propos recueillis par Beaugas-Orain Djoyum |
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CAMEROUN – L’INEVITABLE REVOLTE POPULAIRE Yaoundé : 1000 policiers et gendarmes étouffent la marche des sauveteurs Écrit par lejour Avril 09 2009 La manifestation annoncée par l’Association nationale des opérateurs du secteur informel pour la lutte contre la pauvreté au Cameroun n’a pas eu lieu. Ambiance très tendue ce mercredi 08 avril entre les forces de l’ordre et les commerçants déguerpis du centre-ville de Yaoundé. C’est en effet ce jour qu’était annoncée la marche de dialogue social initiée par les sauveteurs de la ville. Une manifestation devant regrouper près de 10 000 commerçants, vendeurs à la sauvette et vendeurs de téléphones portables déguerpis du marché central et de l’avenue Kennedy à Yaoundé. En lieu et place de cette marche de protestation, près de mille éléments des forces de l’ordre se sont déployés à travers les rues de la capitale camerounaise. L’objectif étant de disperser tout attroupement humain pouvant aboutir à une marche de protestation. Le déploiement a eu lieu de bonne heure. Ce mercredi 08 avril, 9h 30, au rond-point de la poste centrale, un Hilux appartenant au Gso est stationné avec à son bord une quinzaine de policiers armés. L’air grave, les policiers épient les mouvements des passants. «Avancez, avancez messieurs, ne nous perdez pas du temps avec du bavardage inutile», lance l’un d’eux. Près de l’immeuble Camtel, un Hiace de couleur bleu-marine vient de déposer une trentaine de policiers. Tous portent des armes. D’autres ont de longues matraques. Les commerçants qui ont vu arriver les forces de l’ordre plient bagages. Les nouveaux venus quadrillent le rond-point de la poste centrale, lieu choisi par la plupart des vendeurs à la sauvette. Aucun attroupement humain n’est permis. Les jeunes qui essaient de s’attarder là avec quelques marchandises sont poursuivis par les policiers. Devant la Camtel et le long du boulevard du 20 mai, des policiers postés par petits groupes de trois ou cinq redoublent de vigilance. C’est en effet, ici le point de départ prévu pour la marche qui devait mener les manifestants «jusqu’au palais de l’Unité» tel que l’annonçait Moussa Yimga, le président de l’Association nationale des opérateurs du secteur informel pour la lutte contre la pauvreté au Cameroun (Anosilf). «Nous attendons que les autres arrivent », disent certains. Au delà de 13 h, un autre convoi de policiers vient de rejoindre leurs collègues à l’entrée des services du Premier ministre. La plupart des édifices publics sont gardés. Hier, la ville de Yaoundé était sous haute surveillance. De source policière, la patrouille devait durer toute la nuit, le temps de prévenir d’éventuels dangers. Par Irène Gaouda Où est passé le président des sauveteurs ? Écrit par lejour Depuis la nuit du 07 au 08 avril, Yimga Moussa reste injoignable. Au moment où nous mettions sous presse hier soir, Moussa Yimga, le président de l’Association nationale des opérateurs du secteur informel pour la lutte contre la pauvreté du Cameroun (Anosilp) était injoignable et introuvable. De source policière, le président des sauveteurs a été cueilli chez lui aux premières heures de la matinée d’hier et conduit à la division régionale de la Sûreté nationale. « Nous avons eu vent de ce que ce monsieur organisait des manifestations dans l’optique d’incendier le marché central et de perpétrer d’autres actes de vandalisme. On ne pouvait pas fermer les yeux sur des informations aussi graves », a révélé une source policière. La même source précise que Yimga Moussa a été relâché dans l’après-midi d’hier. Au siège de l’Anosilp au quartier Messa à Yaoundé pourtant, de nombreux syndicalistes déclarent qu’ils sont sans nouvelle de leur président. « Nous nous sommes séparés dans la soirée du 07. Tard dans la nuit, on nous a appelés pour nous informer qu’il a été arrêté. Nous ne sommes pas des vandales, nous demandions simplement à être écoutés », a fait savoir un autre syndicaliste. Tard dans la soirée d’hier, ceux qui voulaient joindre Moussa Yimga ne pouvaient pas le faire. Jean Mirabeau Kemadjou, le secrétaire général de l’Anosilp s’est contenté de dire que « le président est gardé dans un lieu secret ». Il ajoute par ailleurs qu’après une réunion interministérielle tenue à Yaoundé, le gouvernement avait promis qu’il répondra aux doléances des sauveteurs. En attendant, de nombreux syndicalistes se demandent pourquoi il y a tant de mystères autour de leur président. A côté de ces agitations, la division régionale de la Sûreté nationale du Centre précise que les patrouilles nocturnes vont se poursuivre afin de traquer ceux qui pourraient commettre des actes de vandalisme dans la ville. I.G. Recasez les jeunes déguerpis Depuis quelques mois, nous constatons la démolition des maisons et commerces dans divers quartiers de la ville de Yaoundé. A ce jour plus de 100.000 (cent mille) personnes, dont la majorité sont des jeunes du secteur informel. Depuis un certain temps, nous constatons la démolition des maisons et commerces dans divers quartiers de la ville de Yaoundé. Ces démolitions, déguerpissements et casses se sont accentués, intensifiés, ces derniers jours, jetant dans le désarroi et l’oisiveté plus de 100.000 (cent mille) personnes, dont la majorité sont des jeunes du secteur informel, selon les déclarations du Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de la ville de Yaoundé. FACE A CETTE DRAMATIQUE ET DANGEREUSE SITUATION, Le Collectif Des Citoyens Patriotes (CCP) dit : Oui à l’assainissement de la ville de Yaoundé Oui à l’embellissement de la ville de Yaoundé ; Oui à la modernisation de la ville mais à visage humain ; Mais, Non au refus du dialogue ; Non à la violence ; Non à l’arbitraire Le Collectif Des Citoyens Patriotes (CCP) demande au gouvernement, le recasement urgent des jeunes commerçants déguerpis, dans la ville de Yaoundé, conformément à la réglementation en vigueur et pour préserver la paix sociale Rejoignez nous BP: 14702 Yaoundé Cameroun Tél : (237)22 02 40 99 Email: recasesmoi@yahoo.fr |
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