| ANGLAIS PORTUGAIS ESPAGNOL SWAHILI ARABE | ||||||||||||||||||||||||
| Les lecteurs de ces colonnes, et même la presse locale, savent que l’origine de l’information sur le décès de Paul Biya n’est pas Ndzana Seme, éditeur de The African Independent. Il n’y a pas d’autre plaidoirie meilleure que notre page du 5 juin pour démontrer que le ministre Fame Ndongo, soit est incapable de trouver l’origine d’une information, soit alors cherche un bouc émissaire, dont le régime Biya veut se servir pour couvrir l’échec que The African Independent a imposé à leurs plans. Car si Paul Biya n’est pas mort, l’origine de la fausse information est bien autour de Paul Biya, si ce n’est pas lui-même en personne. En effet, si Biya a voulu jouer la dernière carte de Lansana Conté de Guinée Conakry, qui venait de faire annoncer son décès, afin de revenir triomphalement plus tard anticiper les élections présidentielles, ordonner des arrestations pêle-mêle pour de faux complots de coups d’Etat, terroriser le public à travers des discours pleins de menaces contre les « ennemis de l’Etat », et s’assurer un autre mandat et une présidence à vie, The African Independent lui a tout simplement rendu la tâche plus difficile. Ceci irrite son entourage au plus haut point, et force Fame Ndongo et compagnie à se lancer dans la désinformation. Ce qui est présenté au conditionnel sur nos colonnes devient ainsi affirmations dans leurs accusations, Seme devenant même le créateur d’un certain journal qu’ils appellent « Front Indépendant », sans compter les autres délits de presse qu’ils évoquent, sans apporter de preuves. C’est à cela que se réduit ce qu’on continue d’appeler république du Cameroun. Le Quotidien Mutations du MARDI, 08 JUIN , 2004 - 10:02 Politique : Accusation : Ndzana Seme devient ennemi d'Etat . Le ministre de la Communication a trouvé un coupable dans l'affaire de la rumeur sur le supposé décès du chef de l'Etat. Thierry Ngogang Sortant subitement de sa torpeur plus de cinq jours après le début de la rumeur faisant état du décès du chef de l'Etat, le ministre de la Communication (Mincom), Jacques Fame Ndongo, vient de désigner le coupable en la personne de Joseph Ndzana Seme, ancien directeur de publication de l'hebdomadaire Le Nouvel Indépendant. Dans le communiqué qu'il a rendu public hier, le Mincom relève ce qui suit : " ...Le ministre de la Communication informe le public national et international que la source médiatique originelle de la rumeur diffusée a été clairement identifiée, en la personne d'un aventurier de la communication, d'origine camerounaise, ex-employé de banque subrepticement reconverti au journalisme, puis volontairement émigré aux Etats-Unis d'Amérique à la fin des années 90. L'intéressé, bien connu des milieux médiatiques camerounais, s'est constamment illustré par des comportements anti-professionnels notoires, qui lui ont valu à plusieurs reprises de se retrouver en délicatesse avec la justice camerounaise, pour des délits de presse aussi graves que la diffamation, les fausses nouvelles et leur propagation... ". Le ministre Jacques Fame Ndongo poursuit : " La fausse information,qui a fait l'objet des rumeurs du Week-end dernier, a été publiée sur le site Internet nommé The African Independent, une nouvelle lecture du Sud " à l'adresse www.africanindependent.com... ". " Au demeurant, poursuit le communiqué du Mincom, le dessein funeste autant que l'intention coupable de l'auteur, transparaissent clairement à travers le développement de son article, où il signale, sans aucun rapport avec la réalité, des mouvements de troupes et de fouilles systématiques dans les rues des villes du pays notamment à Yaoundé, ainsi que des scènes de liesse populaire observées selon lui, à l'annonce de la fausse nouvelle... " S'ensuit une série de recommandations déontologiques couplées de menaces au contrevenant... En fait, le Mincom reproche à Joseph Ndzana Seme d'avoir diffusé l'information suivante sur son site Internet le samedi 05 juin dernier à 8 heures 20 du matin: " La nouvelle vient de tomber sur notre système d'alerte a l'instant, selon laquelle Paul Biya serait mort dans un hôpital londonien dans la nuit du 4 au 5 Juin 2004. Nous n'avons pas encore pu recouper et vérifier l'information, mais notre source est formelle. Nous nous attelons à la vérification de l'information et vous tiendrons informés au cas ou elle est vérifiée. Selon une deuxième version, nous apprenons que le chef d'Etat camerounais serait plutôt décédé en Suisse". Le même jour à 10 heures du matin, Joseph Ndzana Seme revient à la charge en soutenant que : " Des dernières informations reçues, le président camerounais, parti du Cameroun avec toute sa famille et tout le personnel de sa sécurité rapprochée et de service, serait entré dans le coma dans un hôpital en Suisse. Cette source ne confirme cependant pas le décès. Par ailleurs, il est signalé un mouvement des troupes militaires dans la région de Yaoundé depuis deux jours. Les fouilles sont systématiques dans les rues des villes du pays, dont notamment Yaoundé ". Dans l'après midi du même jour, l'ancien responsable de Le Nouvel Indépendant s'est montré un peu plus circonspect. A 16 heures, il révèle sur son site : " Les sources militaires contactées s'empressent de dire que l'information sur le décès du chef de l'Etat est fausse. Des informations recoupées sur place a Yaoundé, il n'y aurait pas d'alerte officielle au sein des militaires au Cameroun. A moins que les généraux, qui doivent tout a Biya, soient toujours en concertation avec le clan Biya au pouvoir pour savoir quelles stratégies arrêter pour conserver les choses.... " Si, à la lecture de ces différentes communications on peut légitimement estimer avec le ministre de la Communication qu'il y a eu une légèreté certaine dans le traitement de cette information par le promoteur du site The African Independent, on ne peut, dans le même temps, entériner la thèse qui veut que ce dernier porte l'entière responsabilité de la divulgation de cette rumeur. D'abord parce que celle-ci faisait déjà son lit dans l'opinion nationale et internationale bien avant le samedi 05 juin dernier, date à laquelle elle a été reprise sur le site internet de The African Independent. Pour l'instant, malgré toutes les campagnes de communications entreprises par les tenants du pouvoir, seul Mutations (voir l'enquête réalisée ci-dessus) a été en mesure de prouver que le chef de l'Etat se trouve effectivement à Genève en Suisse. Rumeurs sur le Président : la source identifiée Le communiqué du ministre de la Communication, le Pr. Jacques Fame Ndongo. "A la suite du démenti formel publié par le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République du Cameroun au sujet du président de la République, Son Excellence Paul BIYA, Le ministre de la Communication informe le public national et international que la source médiatique originelle de la rumeur diffusée, a été clairement identifiée, en la personne d’un aventurier de la communication, d’origine camerounaise, ex-employé de banque subrepticement reconverti au journalisme, puis volontairement émigré aux Etats-Unis d’Amérique à la fin des années 90. L’intéressé, bien connu des milieux médiatiques camerounais, s’est constamment illustré par des comportements anti-professionnels notoires, qui lui ont valu à plusieurs reprises de se trouver en délicatesse avec la justice camerounaise, pour des délits de presse aussi graves que la diffamation, les fausses nouvelles et leur propagation. La fausse information, qui a fait l’objet des rumeurs du week-end dernier, a été publiée sur le site Internet nommé "THE AFRICAN INDEPENDENT, une nouvelle lecture du Sud", à l’adresse www.africanindependent.com. La même information a été reprise quelques temps après sur le site web nommé "CAMEROUNLINK", illicitement sous-titré "PORTAIL OFFICIEL DU CAMEROUN", et accessible à l’adresse www.camerounlink.com. Dans un tel contexte, il y a lieu de relever les graves carences de professionnalisme dont a fait preuve l’auteur de la fausse information, qui tout en reconnaissant lui-même de façon explicite "n’avoir pas pu recouper et vérifier l’information", ne s’est pourtant pas abstenu de la rendre publique, dans le but vraisemblable de semer la confusion et de disséminer le doute et la panique au sein de l’opinion nationale et internationale. Au demeurant, le dessein funeste autant que l’intention coupable de l’auteur, transparaissent clairement à travers le développement de son article, où il signale, sans aucun rapport avec la réalité, "des mouvements de troupes et de fouilles systématiques dans les villes des rues du pays, notamment à Yaoundé", ainsi que des scènes de liesses populaires observées, selon lui, à l’annonce de la fausse nouvelle. Le ministre de la Communication félicite tous les médias écrits et audiovisuels nationaux et internationaux pour la circonspection et le sens de responsabilité dont ils ont su faire preuve face à cette tentative de désinformation et d’instrumentalisation. Il saisit cette occasion pour appeler tous les internautes à davantage de vigilance vis-à-vis des informations diffusées à travers le réseau Internet, où certains éditeurs et producteurs de contenus exploitent couramment les espaces de liberté ainsi offerts à l’échelle planétaire par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, pour abuser de la crédulité du public et tenter de donner du crédit à leurs informations erronées. De tels agissements sont inadmissibles aux plans professionnel et déontologique. Dans le cas d’espèce, et en vertu de ses prérogatives statutaires, le ministre de la Communication a d’ores et déjà pris les mesures suivantes: 1- A l’égard de l’éditeur du site web constituant la source originelle de la fausse information et de son auteur : Le Chef de Centre de Communication auprès de l’Ambassade du Cameroun à Washington a reçu instruction de mettre à la disposition du Ministre de la Communication, toutes affaires cessantes, les éléments d’information nécessaires, en vue, le cas échéant, des mesures appropriées contre l’éditeur et l’auteur de l’article, en raison des lois de leurs lieux de résidence et conformément au droit international. 2- A l’égard des intermédiaires de la chaîne cybernétique concernés, à savoir l’hébergeur du site et son fournisseur d’accès : Mise en demeure leur a été adressée, conformément à la réglementation en vigueur, d’avoir à procéder immédiatement à la fermeture des sites web incriminés, à peine d’engagement de leurs responsabilités civile et pénale. 3- A l’égard du site web illicitement nommé " Portail Officiel du Cameroun ", par lequel la rumeur a pu tromper la vigilance du public par l’utilisation frauduleuse d’un nom patronymique institutionnel statutairement protégé et réservé aux institutions républicaines : Injonction lui a été donnée de retirer sans délai ladite dénomination, sans préjudice des poursuites judiciaires qui seront engagées en temps utile. Le ministre de la Communication rappelle aux professionnels de la communication que la production et la diffusion des informations sur Internet sont, au même titre que toutes les autres formes de communication sociale, soumises à un régime juridique national et international, et qu’à ce titre, les auteurs des messages, leurs éditeurs ainsi que leurs fournisseurs d’accès sont pleinement responsables devant la loi, des atteintes aux droits légitimes de la collectivité publique et des citoyens. " Le ministre de la Communication, (é) Pr. Jacques FAME NDONGO |
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