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| COTE D'IVOIRE Gbagbo au Washington Post et au Congrès (Le plus troublant en est cependant que le Washington Post ne publie pas d'interview de Laurent Gbagbo, de moins pour de 10 Juin. TAI) Autres - 6/10/2004 6:48:09 AM Débuté sur des chapeaux de roue le lundi dernier, le séjour américain du Président Laurent Gbagbo s’est poursuivi hier à la même vitesse, avec comme faits connus, sa visite au journal « le Washington Post » et celle (non annoncée) qu’il a effectuée au Capitole, le siège du Congrès des Etats-Unis d’Amérique. Au Washington Post où il est arrivé à 10h00, le Président a accordé une interview d’une heure à 4 journalistes de ce quotidien de référence. Une interview au cours de laquelle il a été non seulement question des origines du conflit ivoirien, des priorités actuelles du Président mais aussi et surtout de ses espoirs par rapport au rôle que l’Amérique pourrait jouer dans la résolution de la crise qui continue de secouer son pays. C’est un président très à l`aise qui a surpris les journalistes par sa parfaite maîtrise des conflits qui minent la sous région ouest africaine et dont, a-t-il dit, la résolution doit être conçue dans un cadre global. « Je profiterai donc de mon séjour privé à Washington DC pour dire aux hommes politiques - que je rencontrerai - qu’ils peuvent aider leurs opérateurs économiques chez nous en nous aidant à défendre la démocratie. » Est-ce de défense que le Président a parlé dans l’après-midi d’hier ? On peut le croire. Car, après un léger détour dans sa suite du « Four Seasons », le chef de l’Etat s’est quasiment volatilisé avec son Directeur du Protocole, de 12h30 aux environs de 17h00, heure à laquelle l’ambassadeur Eugène Allou, qui arborait un large sourire, a révélé que le Président de la République a passé l’après-midi à s’entretenir avec un député de la commission africaine de défense et de sécurité du Congrès des Etats-Unis. Un député dont il n’a pas révélé l’identité. Signalons qu’au moment où le Président de la République honorait cet important rendez-vous au Congrès, une trentaine de manifestants pro-marcoussis tentaient de surmonter le vacarme de la circulation automobile en face du « Four Seasons », avec des slogans anti-Gbagbo. Demain (sauf changement de dernière minute), le programme connu du Président de la République prévoit, dit-on, une rencontre au Corporate Council On Africa. Le Chef de l’Etat, nous a confié un membre de la délégation présidentielle, en profitera pour lever tous les malentendus. Notamment ceux liés à « l’affaire Cora de Comstar ». Bamba Franck Mamadou Washington DC Pour Radio CI |
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| Le President ivoirien Laurent Gbagbo a Washington, vue par Afan |
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| Manifestation anti-Gbagbo devant son hotel, menee par Rvd Al Sharpton | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Pourquoi les rebelles ont échoué : Erreur de mairie Le Courrier d'Abidjan - 6/11/2004 1:38:29 AM Ironie du sort. Ainsi pourrait-on qualifier l’échec de la prise de Gohitafla par les rebelles venus de Kounahiri (localité située à une quinzaine de kilomètres au nord de cette ville à l’intérieur de la «zone de confiance» le lundi 15 juin dernier au petit matin. Selon les témoignages que nous avons recueillis sur place, les rebelles avaient infiltré la ville huit jours avant l’attaque, réussissant du coup à tromper la vigilance des forces de la CEDEAO qui sont chargées de sécuriser les secteurs nord et est de la ville. Aussi, avec la complicité de certains habitants, les «infiltrés» sont-ils restés dans la ville jusqu’à ce que leurs frères d’armes composés en majorité de dozos les rejoignent pour l’assaut final. Le coup qui, semble-t-il, était en préparation depuis belle lurette aurait réussi si les «indics» des assaillants avaient précisé que les militaires ivoiriens (leurs principales cibles) occupaient les locaux de la nouvelle mairie – et non, à «la mairie» tout court. Car, les deux mairies (l’ancienne et la nouvelle), sont occupées respectivement par la force Licorne et les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes. Les rebelles auraient donc (toujours selon les témoignages), investi l’enceinte de l’Alliance des églises évangéliques, qui jouxte le camp français, avant d’ouvrir le feu sur les soldats de la Licorne. La riposte de ces derniers a fait comprendre aux assaillants qu’ils s’étaient trompés de cible. C’est ainsi qu’ils se sont déportés à la nouvelle mairie où ils ont tout de même réussi à surprendre les soldats loyalistes ivoiriens. Néanmoins, une bonne frange de la population soutient la thèse selon laquelle il n’y a véritablement pas eu d’échanges de tirs, car la majorité des rebelles qui étaient infiltrés au sein de la population n’avaient pour armes que des machettes. Toujours selon des témoignages, les rebelles qui croyaient avoir pris la ville après le départ des soldats loyalistes, ont rassuré la population en disant qu’ils «étaient venus à cause de Gbagbo.» C’est donc suite à des actions concertées entre les FANCI et la Licorne que les rebelles ont pu être délogés de la ville. Cependant, les populations restent inquiètes et vigilantes, craignant une nouvelle attaque rebelle ; malgré la présence massive des hommes en armes qui sillonnent la ville de jour comme de nuit. D.Y. Les opposants accordent un répit de 48 heures à Gbagbo Le Patriote - 6/11/2004 1:24:44 AM Présent aux Etats-Unis dans le cadre d'une visite sans objet, le chef de l'Etat a eu droit à une journée mouvementée, le mercredi dernier. Des centaines d'Ivoiriens répondant à l'appel de la coordination locale des partis signataires de l'Accord de Marcoussis ont tenu a manifester leur colère face à la montée en puissance de la dictature dans leur pays. Les Marcoussistes des Etats-Unis ont, à cet effet, obtenu de l'administration américaine une autorisation de manifester de sept jours. Débutée mercredi devant le luxueux hôtel «Four seasons» de Washington où Gbagbo a établi ses quartiers, la manifestation devait se poursuivre tous les jours jusqu'à ce que le chef de l'Etat termine sa visite privée, le 15 juin prochain. Mais les organisateurs, selon leur porte-parole Kéhi Edouard, dans un communiqué de presse publié le jeudi, informaient leurs partisans du report de la manifestation de protestation d'hier et d'aujourd'hui. «Le Comité de coordination des Pro-Marcoussis aux Etats-Unis informent les militants des partis membres que les manifestations programmées pour les jeudi 10 et vendredi 11 juin 2004 à Washington DC sont annulées par esprit de respect à la mémoire de l'ancien Président américain, Ronald Reagan, dont les obsèques se déroulent dans la même ville et aux mêmes dates que lesdites manifestations. Camarades, comme vous le savez, le Gouvernement fédéral et la municipalité de Washington DC ont décrété unilatéralement ces mêmes journées fériées et payées pour observer le deuil national», écrit M. Kéhi Edouard. Néanmoins, il ne s'agit pas d'une reculade. Loin s'en faut. Les Ivoiriens des Etats-Unis sont décidés à se faire entendre. Le porte parole du RDR, dont la représentation au Etats-Unis a été informée solennellement du deuil national américain, ira participer aux cérémonies funéraires, poursuit dans son communiqué : «Le Comité recommande aux membres des partis de la Coordination de rester mobilisés et prêts pour les mots d'ordre à venir aux lendemains du deuil national américain. D'ici-là, gardez l'œil sur les va-et-vient éhontés de M. Gbagbo qui est venu vagabonder à Washington pendant que ses pairs sont en haut conclave dans l'Etat de Georgie dans le cadre du Sommet mondial du G8». C'est dire que le séjour morose du chef de l'Etat sur les terres de George Bush n'en sera qu'affecté. D'autant plus que Gbagbo depuis qu'il se trouve aux Etats-Unis, n'a encore rencontré aucun responsable de l'administration à un haut niveau. Son seul rendez-vous mémorable dont tous ses partisans font écho à travers les sites Internet, aura été une interview d'une heure accordée à quatre journalistes d'un quotidien de référence, le «Washington Post». Pour un chef d'Etat, reconnaissons que c'est plutôt maigre commune bilan. Charles Sanga Les Etats-Unis refusent le visa à Soro Guillaume Les Echos du Matin - 6/11/2004 1:55:03 AM Voyage à l’étranger : Soro Guillaume voulait se rendre aux Etats-unis. Mais le visa lui a été refusé. Le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) n’est pas allé aux Etats-Unis comme il le souhaitait. L’ambassade des Etats-Unis en France lui a refusé le visa qu’il a demandé. Selon des sources proches du Quai d’Orsay, trois questions ont été posées au patron des rebelles. « Vous allez aux Etats-Unis ? ». Réponse : Oui. « Savez-vous que le président de la Côte d’Ivoire s’y trouve en ce moment ? » : Oui. « Vous allez dans le même pays que lui ? » : Oui. « Refusé. » Telle a été la réponse du service de délivrance des visas à Soro Guillaume. Qui a dû contre mauvaise fortune faire bon cœur. De fait, selon nos sources, le patron du MPCI voulait se rendre aux Etats-Unis pour, a-t-il dit, rencontrer le chef de l’Etat ivoirien, afin de discuter avec lui de son éventuelle retour au gouvernement. Pourquoi aux Etats-Unis ? Parce que c’est en terrain neutre, a-t-il répondu. C’est ce qui explique certainement tout le bruit qui est fait en ce moment sur la question du voyage de Soro Guillaume. Dans le souci de l’équilibre de l’information, nous sommes rentrés en contact avec le directeur de la communication du MPCI. M. Alain Lobognon l’a catégoriquement rejetée. « Soro Guillaume n’a pas introduit de demande de visa pour se rendre aux Etats-Unis. C’est faux. Du reste, il n’est pas allé en France », a-t-il dit. Voilà qui ne manquera pas d’ajouter au piment sur la polémique qui s’installe autour de ce voyage qui, in fine, à en croire le communiqué du MPCI publié hier dans les colonnes de certains confrères, aura lieu lorsque aura pris fin le séjour du président de la République aux Etats-Unis. Souleymane T. Senn |
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