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| GUINEE CONAKRY Etats-Unis: Nouvelle destination pour les anciens barons de Conté 15.Jun.2004 - 12h7:53 © Ces trois dernières années , les Etats-Unis sont devenus la nouvelle destination pour les anciens membres du gouvernement de Lansana Conté. Les anciens ministres qui ont choisi le pays de l'Oncle Sam comme nouvelle terre d'asile ont occupé pendant de nombreuses années, les postes les plus importants dans l'administration guinéenne et ont largement contribué à la survie du régime du président Conté qui est au pouvoir depuis plus de 20 ans maintenant à Conakry . Les ministres renvoyés du gouvernement qui ont choisi de vivre sous d 'autres cieux n'ont pas attendu avec patience à Conakry " d'être appellés à de nouvelles fonctions".Ils n'ont pas perdu leurs temps >non plus rôdant autour du siège du PUP pendant les meetings pour se faire remarquer et obtenir ``les largesses du Chef de l'Etat`` pour un poste d'ambassadeur ou de préfet à l'interieur du pays.. Tout juste après avoir été remercié du gouvernement , Ibrahima Kassory Fofana l'ancien tout puissant ministre des finances avait donné le ton en s'installant discrètement aux Etats-Unis. Stagiaire à la Direction de la Coopération internationale au moment de l'arrivée de Conté au pouvoir en 1984, Kassory occupera tous les postes juteux de l'époque Conté y compris les présidences des Conseils d'administration de toutes les grandes sociétés mixtes et des rares entreprises en bonne marche. Avant de devenir ministre de l'économie et des finances, il était l'Admnistrateur des Grands Projets et Marchés de l'Etat. Lorsque le premier ministre Sidia Touré avait été dépouillé du porte-feuille économique et financier, c'est Kassory qui était devenu l'argentier du gouvernement et l'homme incontournable du système bénéficiant du soutien absolu de son président de la république. A son arrivée en Amérique, Kassory avait été précédé par Sékou Goureissy Condé qui venait d'être remercié par le même décret présidentiel de son poste au département de l'intérieur et de la Sécurité. Depuis son arrivée, Kassory a gardé la discrétion. Les guinéens vivant aux Etats-Unis spéculent souvent sur lui en le localisant tantôt à Miami en Floride, tantôt à New York ou Washington. Son ami de l'intérieur et de la sécurité, Goureissy Condé quant à lui préférera rendre sa vie publique à travers lnternet. Si ces deux "Ex-super-ministres de Conté" ont quitté à la suite de remaniement, tel n'a pas été le cas de François Loussény Fall. L'ancien premier ministre guinéen n'a pas attendu son limogeage. En effet, moins de trois mois après sa nomination à la primature, Loussény Fall avait profité d'un séjour parisien pour annoncer sa démission spectaculaire. Dans une lettre ouverte parue dans les colonnes de Jeune Afrique et destinée au président guinéen, il avait expliqué les raisons de ses actions. Sa démission était une première en Guinée pour un premier ministre. La seule fois d'ailleurs qu'un ministre avait réellement démissionné dans ce pays remontait à 1986 quand Jean Claude Diallo le ministre de l'information avait rendu le tablier. Là encore, la démission avait été annoncée à partir de Genève. Dès l'annonce de sa démission, Mr Fall avait quitté immédiatement Paris pour rejoindre les Etats-Unis où il avait laissé sa famille après avoir quitté la représentation de la Guinée à l’ONU à New York. Dans un pays où démission est toujours synonyme de trahison et où la notion de "complot permanent" existe toujours et est savamment entretenue , on peut mieux comprendre les raisons du départ de Mr Fall et ses inquiétudes. Démissionner et rester sur place ne pouvait qu'être source de rumeurs folles , pouvant attirer des suspicions avec les éléments zélés de l'entourage présidentiel Dépêche de Mouctar Baldé, journaliste membre du United States Foreign Press Center. Guinéenews©, bureau de Los Angeles, USA. Mouctar Baldé Les vicissitudes de l’immigration aux Etats Unis : l’Affaire Malick Jarno (Thierno Malick) 9.Jun.2004 - 17h16:16 © C’est le 3 juin dernier que le Département de l’Intérieur et de la sécurité (Department of Homeland and Security DHS) américain aurait du donner son avis sur l’octroi ou non de l’asile politique à Thierno Malick qui a été enregistré par les services d’immigration américains sous l’identité de Malick Jarno. Cette décision a été reportée au 16 juin sans explication. L’affaire Malick Jarno a commencé en 2001 quand ce jeune Guinéen a débarqué aux Etats Unis alors qu’il était âgé de 16 ans. Il est arrêté à son arrivée à l’aéroport de Dulles. Il va passer 8 mois à la prison de l’état du York en Pennsylvanie avant d’être autorisé à rencontrer le juge de l’immigration pour demander le droit d’asile suite aux évènements de Kaporo Rails en 1998 au cours desquels il a perdu son père et leur bien immeuble après la destruction de ce quartier à quelques mois des élections présidentielles de 1998. Le juge va débouter Malick à plusieurs reprises de sa demande et il va être maintenu dans les prisons américaines jusqu’au 23 décembre 2003. Pendant sa détention dans des prisons pour adultes, Malick va subir des coups et autres sévices à la fois des forces pénitentiaires et de ses co-détenus. Cependant la mobilisation de ses avocats, notamment trois cabinets HOLLAND AND KNIGHT LLP, le Washintone Lawyer’s Committee for Civil Rights and Urban Affairs et LATHAM and WACKIN, a alerté la presse américaine ce qui a suscité une émotion de l’oponion américaine sur le cas particulier de Malick. Cette particularité résulte du fait que Malick qui à son arrivée a subi un test QI et a été examiné par des psychologues a été reconnu comme étant un attardé mental. Son quotient intellectuel est celui d’un enfant de 6 ans. Le récit de l’histoire de Malick par les journaux américains comme ABA Journal, US News and World Report, NBC, Nighly News Tom Brokaw etc…en a fait une affaire politique ce qui a conduit plus de 70 députés et sénateurs américains à signer une petition auprès du sous secrétaire d’Etat au DHS pour que Malick sorte de prison et soit placé au International Friendship House qui s’occupe des réfugiés. Le Sous secrétaire d’Etat au DHS Asa Hutchinson a finalement accédé à cette demande le 23 décembre 2003. Malick a été relâché parcequ’il ne constitue pas une menace à la sécurité selon le porte-parole du service de l’Immigration. Depuis cette date Malick est pris en charge par le International friendship House (la Maison internationale de l’Amitié). Mais sa situation reste précaire dans la mesure où il peut à tout moment être reconduit en prison, voire expulsé du territoire américain. Cette décision ne lui permet pas par conséquent de rester aux Etats Unis. Des nouveaux éléments avaient permis à la justice qui avait à plusieurs reprise refusé de façon catégorique de lui accorder le droit d’asile, de rouvrir le dossier en février 2004. En effet des agents de l’USAID et les services d’experts psychiatriques belges en Guinée ont démontré que Malick souffrirait de persécution en Guinée du fait de son incapacité à se prendre en charge, étant à la fois orphelin et attardé mental. D’autres organisations comme l’Organisation américaine International Rescue Committee(IRC) ont témouigné dans le même sens. Au mois de mai 2004, un de ses avocats, Christopher Nugent s’est rendu en Guinée pour vérifier les allégations de son client. Il aurait rencontré plusieurs personnes qui ont corroboré le récit de Malick, des personnes relativement âgées, mais aussi des personnes avec lesquelles Malick faisait l’école coranique qui l’ont reconnu à travers les photos. Mais pour des raisons de sécurité, il ne compte pas dévoiler l’identité de ces personnes sauf à l’audience avec les autorités américaines concernées. Au lendemain de l’ajournement de la décision du 3 juin du DHS et de son report au 16 juin, l’Ambassade de Guinée à Washington a adressé une lettre signée par le Consul Mory Kaba dans laquelle l’Ambassade déclare ne pas être informée d’une quelconque persécution qui pèserait sur Malick et sa famille en Guinée. En attendant la décision du DHS le 16 juin prochain et la décision de la justice le 9 jullet, l’intérêt que porte à Malick les média et les Hommes politiques américains ne semble pas faiblir. Ainsi dès l’annonce du report de la décision du DHS certains membres du Congrès comme le député Chris Van Hollen ont écrit au DHS pour lui demander d’accorder l’asile à Malick, estimant que cette affaire a trop duré et que les témoignages des personnes interrogées aux Etats Unis comme Monsieur BARRY maire de Kaporo Rail à l’époque des faits et les éléments fournis par les agences comme l’USAID sont autant d’éléments qui permettent de lui accorder l’asile. Un journal local américain le York Daily Record a également fait état du fait que des agences de l’ONU comme le HCR, l’UNICEF et l’OMS en Guinée ont affirmé qu’il n’existe pas d’infrastructures adéquates pour les attardés mentaux en Guinée. Selon ces agences les familles des attardés les tiennent à l’écart les rendant ainsi vulnérables et sujet à toutes sortes d’abus. C’est ainsi que plus de 3000 enfants attardés errent dans les rues de la Guinée. Dépêche de Hassatou Baldé, Bureau européen de Guinéenews© à Paris, France. Hassatou Baldé ‘’AngloGold Ashanti’’ toujours sous l’embargo d’exportation de l’or en Guinée 14.Jun.2004 - 19h48:41 © Le gouvernement guinéen continue de bloquer l’exportation de l’or produit dans les mines de Siguiri appartenant au deuxième plus grand-producteur mondial d’or, ‘’AngloGold Ashanti Ltd’’, nous rapporte l’Agence Reuters par le biais des dirigeants de la compagnie. L’on se rappelle qu’en avril dernier, le gouvernement guinéen avait mis un embargo sur toutes les opérations d’import-export de ‘’AngloGold Ashanti’’ y compris les importations liées au carburant et exportations concernant les lingots d’or produits par la compagnie à Siguiri. Cet embargo avait d’ailleurs obligé la compagnie de mettre fin à ses travaux à Koron de façon temporaire. Subséquemment, les autorités de Conakry ont permis à la compagnie par moment de reprendre ses activités liées à la production de l’or, mais, hier lundi, la compagnie annonçait à Reuters que l’embargo sur l’exportation de l’or reste maintenu en dépit des négociations menées entre les dirigeants de la compagnie et le gouvernement guinéen. Bien que ‘’AngloGold Ashanti’’ ait attiré l’attention des autorités guinéennes par écrit de l’impact de l’embargo sur les opérations de la compagnie, le gouvernement guinéen reste pour l’instant sourd face à ses doléances. Pendant ce temps, la compagnie est entrain de mettre les bouchés doubles pour résoudre cet indésirable problème à l’amiable et promet de donner d’amples informations sur l’évolution de la situation dans un futur proche, note Reuters. Les responsables de la compagnie affirment par ailleurs que, ce bras de fer a commencé lorsqu’un navire, rempli de matériaux de construction qui devraient servir à la construction d’une nouvelle mine à Siguiri s’était accosté au port autonome de Conakry, suivi d’un autre bateau qui, quand à lui contiendrait des armes, apparemment en destination vers la Colombie. C’est pourquoi d’ailleurs que, les autorités guinéennes ayant suspecté quelque chose dans cette période d’instabilité politico-économique en Guinée, aurait dépêché une équipe à Siguiri, dirigée par Mme Mano pour «enquêter sur cette affaire. » En outre, la compagnie ‘’AngloGold Ashanti‘’ avait acquis 85% de la mine d’or de Koron à Siguiri contre 15%, représentant les actions de l’Etat guinéen en 2003. Elle a en effet produit plus de 1644,3 kg d’or au premier trimestre de cette année. Mais, puisqu’elle reste sous l’embargo d’exportation de son or produit à Siguiri, les patrons affirment que les pertes enregistrées pendant la période d’arrêt des travaux sont estimées à environ 350.000 USD par jour. Dépêche de Youssouf Boundou Sylla. Candidat Ph-D en environnement à l’université Gumma, Japon. Coordonnateur des Services d’Information. Guinéenews© Bureau d'Asie depuis Tokyo, Japon. Youssouf Boundou Sylla Connaissances sur la Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO) : La monnaie ‘’ECO’’ en question 14.Jun.2004 - 9h2:37 © L’année prochaine, 5 pays de l’Afrique de l’Ouest, en l’occurrence, la Guinée - le Nigeria – la Sierra Leone – la Gambie et le Ghana vont devoir changer leur monnaie locale en une nouvelle monnaie commune appelée « ECO ». Du coup, en Afrique de l’Ouest, une seconde zone monétaire appelée Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO) va voir le jour. En vue de mieux informer nos compatriotes de par le monde, le Bureau de GuinéeNews© à Conakry ouvre une rubrique hebdomadaire qui traite de la ZMAO. Nous vous proposerons une série de Questions et de Réponses sur la ZMAO fournit par l’Institut Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (IMAO) dont le siège se trouve au Ghana et dont voici son Directeur Général, Dr. M.O. OJO ( à droite sur la photo avec notre Correspondant Permanent à Conakry). Introduction L’objectif assigné à la communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), créée en 1975 est conforme aux Articles 3 et 51 – 55 de son traité pour la mise en place d’une Union Economique Monétaire des pays membres. En vue d’accélérer le programme d’intégration de la CEDEAO, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, du Libéria, du Nigeria et de la Sierra Leone, agissant dans le cadre de la CEDEAO pour l’intégration régionale, ont signé le 21 avril 2000 à Accra une Déclaration pour la création d’une Seconde Zone Monétaire Lors du mini sommet des chefs d’Etat et de gouvernement tenu en 2001 à Bamako, la Seconde Zone Monétaire a été officiellement lancée et baptisée Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO). Tous les signataires de la Déclaration d’Accra à l’exception du Libéria ont signé les statuts de la ZMAO. Au cours de ce sommet, l’Institut Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (IMAO) a été créé pour entreprendre les études nécessaires à la mise en place de la Banque Centrale de l’Afrique l’Ouest (BCEAO) et à l’introduction d’une monnaie commune. Les autorités nationales de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, du Nigeria et de la Sierra Leone supervisent activement le Programme visant la mise en place de la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest. Cette plaquette de Questions et Réponses a pour but de fournir des réponses aux questions fréquemment soulevées par le public concernant les objectifs et les modalités d’introduction de la Seconde Zone Monétaire. Questions Et Réponses Qu’est-ce que l’intégration monétaire ? L’intégration monétaire est l’une des principales composantes de l’intégration économique. Elle constitue un processus évolutionniste qui débouche sur l’adoption d’une politique monétaire commune par un groupe de pays cédant la souveraineté attachée aux questions monétaires à une autorité monétaire commune, responsables de l’émission d’une monnaie unique. L’intégration monétaire peut se développer par le biais d’un certain nombre d’accords de coopération tels que les arrangements autour d’un taux de change qui permettent une convertibilité monétaire limitée, d’une union monétaire dans laquelle les monnaies nationales coexistent une Banque Centrale Commune chargée de la formulation et de la mise en œuvre de la politique monétaire commune et de l’émission d’une monnaie unique. 2 - Quels sont les résultats obtenus par la CEDEAO en matière d’intégration monétaire ? Le processus d’intégration en Afrique de l’Ouest a commencé par la mise en place en 1975 de la Chambre de Compensation de l’Afrique de l’Ouest (CCAO) en tant que système de paiement multilatéral. La Chambre de Compensation de l’Afrique de l’Ouest érigée en 1996 en Agence Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) a été créée en avril 1975 pour promouvoir le commerce dans la sous région à travers un mécanisme de compensation et de règlement des transactions intra régionales favorisant l’utilisation des monnaies nationales dans les règlements. Ce qui conduit à des économies dans l’emploi des devises. En 1981, l’Association des Banques de l’Afrique (ABAO) a été créée, incluant les banques commerciales et de développement ainsi que d’autres institutions de crédit de la sous-région. En 1987, la CEDEAO a lancé un Programme plus vaste, le Programme de Coopération Monétaire de la CEDEAO (PCMC) qui défini le processus aboutissant à la création d’une zone monétaire unique et à l’introduction d’une monnaie commune. 3 – Quels étaient les objectifs du programme de Coopération de la CEDEAO Les objectifs Du Programme de Coopération Monétaire de la CEDEAO (PCMC) visaient l’adoption de mesures collectives de politique pour la création d’un système monétaire harmonisé et la mise en place d’institutions de gestion commune en 2000. Ces objectifs devaient être atteints en trois étapes : l’objectif à court terme portait sur le renforcement du mécanisme de paiement au niveau de l’AMAO pour l’introduction des chèques de voyage CEDEAO et d’un Fonds de Crédit et de Garantie. L’objectif à moyen terme consistait à réaliser une convertibilité limitée des monnaies pendant que l’objectif à long terme visait l’établissement d’une zone monétaire unique caractérisée par l’utilisation d’une seule monnaie et la création d’une banque centrale commune. (A suivre la semaine prochaine)… Questions Et Réponses envoyées par l’IMAO via Abdoulaye Youlaké Camara. Correspondant Permanent de Guinéenews© bureau de Conakry. Tel. (00224) 13 10 39 82 – B.P : 6698 Conakry Abdoulaye Youlaké Camara |
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