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| SOUDAN - DARFOUR l'Armée de Mohammed (AM) appelle à la guerre sainte contre toute force occidentale (Alwihda 27/07/2004) Un groupe dénommé l'Armée de Mohammed (AM) a appelé tous les musulmans à se tenir prêt pour combattre toute force occidentale que les Nations Unies s'apprêtent à envoyer au Soudan. Le premier ministre Tony Blair n'a pas écarté une intervention militaire dans le Darfour, où le Congrès américain a qualifié de Génocide la crise sur place. Les Etats-Unis ont également proposé au UN une résolution menaçant des sanctions contre Khartoum s'il refuse de poursuivre les chefs de la milice (Djandjawids). L'armée de Mohammed qui a distribué des tracts, vendredi, à Khartoum, dans plusieurs Mosquées, précise que l'intervention américano-britannique n'a aucun rapport avec l'humanitaire dans le Darfour mais c'est une guerre de croisé contre l'Islam". Inconnu des services secrets soudanais, invite tous les musulmans à se diriger rapidement vers Darfour pour creuser profondément les tombes destinées à l'armée des croisés. De son côté la rébellion soudanaise a changé de stratégie de communication depuis la semaine dernière. A la place de génocide et de crise humanitaire provoquée par les Djandjawids, la rébellion soudanaise a déclaré que des éléments d'Alquaida se trouvent dans le Darfour et combattent avec les Djandjawids. Cette nouvelle stratégie exhortera, sans aucun doute, l'Occident à se mobiliser pour une intervention dont l'issue serait incertaine. Dans la ville d'Abeché (Est du Tchad), le régime tchadien a fait de l'arrestation d'un religieux saoudien, un tapage médiatique, l'assimilant au groupe d'Alquaida introduit pour prêcher la guerre sainte. Source: Alwihda KHARTOUM: Les présidents soudanais et centrafricain s'entretiennent du Darfour (Alwihda 26/07/2004) Le président centrafricain François Bozizé s'est entretenu dimanche avec son homologue soudanais Omar al-Béchir de la situation dans la région sinistrée du Darfour (ouest du Soudan) et de la nécessité de contrôler leurs frontières communes. M. Béchir a souligné la nécessité de contrôler les frontières communes où la circulation est très dense dans les deux sens entre la République de centrafrique (RCA) et le Soudan, lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue de leur entretien. Le nord-est de la RCA partage des frontières avec la région soudanaise du Darfour où 1,2 million de personnes ont été chassées de leurs foyers, dont 200.000 se sont réfugiées au Tchad voisin. Le bilan total des morts pourrait avoir déjà atteint les 50.000, selon l'Onu, depuis le début du conflit, en février 2003, entre des rebelles locaux et le gouvernement et les milices Djandjawids qu'il parraine. M. Béchir a averti qu'une absence de contrôle des frontières "rendra plus facile le déplacement des hors-la-loi et des trafiquants d'armes du Darfour entre le Darfour et la RCA". Les deux pays se sont engagés à consolider leurs relations bilatérales ainsi que leur coopération politique, économique, commerciale et sécuritaire, souligne un communiqué de la présidence soudanaise, publié au terme d'une visite de deux jours de M. Bozizé. Source: Alwihda (Afp) Darfour: l'Europe relaie la pression américaine sur le Soudan (Alwihda 25/07/2004) Après les Etats-Unis, l'Union européenne a élevé la voix contre les autorités soudanaises pour les enjoindre de mettre un terme aux exactions au Darfour. Tandis que le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, exhortait Khartoum à désarmer au plus vite les milices arabes qui sévissent dans cette région de l'ouest soudanais, l'armée britannique se déclarait prête, le cas échéant, à mobiliser 5.000 hommes sur le terrain. La France dépêchera pour sa part son ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, la semaine prochaine au Darfour afin de participer à la recherche d'un règlement politique. "Le cas échéant, nous serons capables d'aller au Soudan. J'imagine que nous pourrions réunir très rapidement une brigade (ndlr, l'équivalent de 5.000 hommes)", a déclaré samedi matin sur la BBC le chef d'état-major des forces armées britanniques, le général Mike Jackson. La Grande-Bretagne, principal bâilleur de fonds du régime soudanais, tient Khartoum responsable de la recherche d'une solution de paix dans cette région désertique théâtre d'affrontements depuis mars 2003 entre milices arabes - les Djandjaouids - et rébellion noire. On estime à 30.000 le nombre de personnes tuées en quinze mois et, selon l'Onu, plus d'un million ont été déplacées par les combats. Quelque 180.000 d'entre eux se sont massés dans des camps aux conditions de vie précaires de l'autre côté de la frontière tchadienne. Le 3 juillet, lors de la venue à Khartoum du secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, les autorités soudanaises se sont engagées à désarmer les milices Djandjaouids sont accusées de viols, de meurtres et de pillages dans les villages de la communauté noire du Darfour. Mais les Nations unies ont estimé depuis que peu de progrès avaient été enregistrés. "Je regrette de devoir dire que des attaques de milices djandjaouid continuent d'avoir lieu", déplorait le 21 juillet Kofi Annan. GÉNOCIDE ? Dix ans après l'indifférence face au génocide rwandais, les Nations unies et Washington sont accusés de ne pas réagir suffisamment vite à la tragédie au Darfour, que l'Onu qualifie de plus grave crise humanitaire du moment. "C'est le Rwanda au ralenti", assure Eric Reeves, du Smith College, dans le Massachusetts. "Ce sont les mêmes erreurs, à la différence que cette fois, il y a davantage de temps pour en commettre", ajoute-t-il. Le Congrès des Etats-Unis a adopté une résolution stipulant que "les atrocités ayant eu lieu dans le Darfour, au Soudan, relèvent du génocide". L'administration américaine, déjà engagée militairement en Irak et en Afghanistan, a refusé de reprendre l'expression à son compte, mais a clairement précisé que le gouvernement soudanais était, à ses yeux, responsables. "Puisqu'ils l'ont déclenché, ils peuvent l'arrêter. Et que les choses soient claires: ils s'exposeront à des conséquences s'ils ne l'arrêtent pas", a affirmé jeudi le secrétaire d'Etat, Colin Powell, qui s'est rendu à la fin du mois dernier au Darfour. Washington a par ailleurs soumis au Conseil de sécurité des Nations unies une résolution menaçant le Soudan de sanctions si le gouvernement ne désarme pas les milices arabes. Mais plusieurs Etats membres, dont la Russie et la Chine, sont réticents, redoutant de perdre la collaboration du gouvernement soudanais. Recevant vendredi soir à Bruxelles le ministre soudanais des Affaires étrangères, Osman Ismaïl, le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, a exhorté Khartoum à agir sans délai contre les Djandjaouids. "Solana a exhorté le gouvernement à arrêter les chefs des Djandjaouids afin de prendre une mesure importante pour commencer à démanteler ces milices, qui sont responsables de la plupart des violations des droits de l'homme", rapporte samedi la porte-parole du haut représentant européen à la politique étrangère et de sécurité commune. Le gouvernement soudanais s'est dit prêt à procéder à ce désarmement mais a souligné que cela prendrait du temps. "Nous ne prétendons pas que la situation soit revenue à la normale (...) Mais il faut comprendre que nous appliquons un plan et que cela se fait par étapes", plaidait cette semaine Moustapha Osman Ismaïl dans un entretien accordé au Monde. Son gouvernement récuse également toute ingérence des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne dans ses affaires intérieures, notant qu'il refusera toute assistance militaire pour régler la crise. Mais, à Londres, un porte-parole du Foreign Office a indiqué que Tony Blair consultait la communauté internationale. "Nous avons la responsabilité morale de traiter cette affaire, et de la traiter par tous les moyens possibles", avait souligné jeudi le Premier ministre britannique. D'après le Guardian, l'option militaire n'est pas exclue. Ce qu'a semblé attester le général Jackson. Même si, au ministère de la Défense, on assurait samedi ne disposer d'aucun plan opérationnel. Source: Alwihda (Reuters) French minister heads for stricken Darfur region AFP 07/27/2004 - French Foreign Minister Michel Barnier headed for the stricken Sudanese region of Darfur, as the international community continued to step up pressure to end a conflict between rebels and government-backed militia that has cost up to 50,000 lives. Barnier, who on Monday said France was determined to help resolve the Darfur crisis, flew out of Senegal on his way to Darfur and was due to make a stopover in Chad, which borders Darfur to the west and now hosts up to 200,000 Sudanese refugees. There, in the border town of Abeche, he was due to hold talks with Chadian President Idriss Deby, who is attempting to act as a mediator in the crisis. He was then set to fly on to El Fasher, the capital of North Darfur state, where he was expected to visit a refugee camp and meet officials from the African Union tasked with overseeing a ceasefire deal that has largely been ignored. France is "very motivated" to resolve the crisis in the oil-rich African country, Barnier said Monday in the Senegalese capital Dakar at the start of a three-day tour of African countries. Called the world's worst humanitarian crisis by the United Nations, more than 1.2 million people have been forced from their homes since February 2003 when rebels rose up against Khartoum, protesting that the largely black African Darfur region had been ignored by the Arab government of the oil-rich state. France, Britain, the United States and other countries have been exerting increasing pressure on the Sudanese government to rein in pro-government Arab militias which have been accused of systematic rape and other atrocities against the indigenous black Africans living in Darfur. "Above all there are the men, women and children who must be saved; then there is the security issue, and then a political urgency," Barnier said Monday, adding that all parties to the conflict must return to the negotiating table. The European Union on Monday urged the United Nations to pass a resolution warning of sanctions on Sudan if it fails to end the conflict, prompting a reply by the Sudanese foreign minister that "threats" were counterproductive. The prospect of international intervention has grown sharply in recent days. Britain has said it could send 5,000 troops to the region if required, and Australia said it was considering a UN request for military personnel to join a mission there that was expected to be deployed by the end of the year. But the United States said Monday that security in Darfur was Khartoum's responsibility, ruling out for the moment calls for an international peacekeeping force even as it piled more pressure on the Sudanese government for immediate action. Washington last Thursday put forward a draft UN Security Council resolution authorizing sanctions against Sudan if militia leaders are not brought to justice, while the US Congress unanimously labelled the situation a "genocide". Sudan has claimed it is taking steps against the militias and pledged to help humanitarian aid get to the region. |
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