Aux contours flous de la |
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Tout le monde se demande pourquoi l?administration Bush se montre-t-elle aussi incompétente à résoudre ces problèmes
économiques et sociaux pourtant voués à nous mener vers le chaos? Pourquoi Bush et son cercle d?irréductibles se bornent-ils à
poursuivre dans une coûteuse et ruineuse logique de guerre en ce même moment de récession économique très inquiétante? Même le
républicain Allan Greenspan, le président du Federal Reserve, n?a pas hésité à avertir que si les déficits ne sont pas contenus dans
une limite maximale de 2% du PIB, nous irons bel et bien vers le chaos. Le déficit est déja fixé actuellement à 1.9% du PIB, mais Bush
ne désarme pas quant à le creuser davantage.
La désastreuse reconnaissance de Bush envers ses parrains donateurs
Lors de son dernier discours sur l?état de l?Union, la seule note heureuse était la promesse d?un ?plan d?urgence d?aide au SIDA, un
travail de secours supérieur à tout effort international actuel d?aide au peuple d?Afrique?. Si ce plan était réellement appliqué - avec
une administration américaine débloquant environ 15 milliards de dollars sur une période de cinq ans pour la prévention de la
propagation du VIH et l?aide pour l?accélération des remèdes anti-viraux et autres traitements - celà aura été une très bonne action
pour la santé, non seulement en Afrique, mais aussi à travers le monde.
Cependant, il y a de sérieux doutes à propos de la volonté phylantropique personnelle affichée par George W Bush. Il faut rappeler
qu?un tel plan sera financé par les impôts des Américains et, à défaut, par des déficits budgetaires à travers l?accroissement de la
dette publique. Et rapportée sur les 284 millions d?habitants d?Américains, cette dette s?élève bien à $22.500 par tête. Mais le plus
troublant en est surtout le choix fait précisément pour la lutte contre le SIDA, et non pas quelque chose d?autre. Pourquoi pas, par
exemple, la construction d?un tissu d?autoroutes et de communications viables à même de désenclaver l?Afrique tout en jetant des
bases solides du développement économique, la prévention et le traitement des autres maladies plus désastreuses comme le
paludisme, etc. On trouve malheureusement que le choix du SIDA répond visiblement à la nécessite pour Bush de remplir la mission
que les grands financiers de sa campagne électorale lui ont confiée.
En effet, parmi les grands sponsors du parti républicain se trouvent Bristol-Myers Squibb Co, en troisieme place après AT&T et
Philip Moris, et en cinquième place Pfizer Inc. Bristol-Myers ($1,5 millions de contributions) est une firme pharmaceutique qui,
entre autres, fabrique des remèdes contre le VIH/SIDA, notamment Sustiva (efavirenz), Zerit (stavudine) et Videx (didanosine).
Pfizer est une firme pharmaceutique qui fabrique, entre autres, des remèdes contre le Sida, dont Viracept utilisé en combinaison avec
d?autres anti-viraux pour le traitement des infections du VIH. Georges W Bush devrait donc nous prouver que son fameux ?plan
d?urgence? n?est pas plutôt essentiellement un secours d?urgence à Bristol-Myers ($32.4 milliards de chiffre d?affaires en 2002) et
Pfizer (CA $12.3 milliards en déclin en 2002).
Bush et les siens sont également obstinés à mener une guerre contre l?Irak (un pays vaincu et faible), après leur défaite dans une
première guerre en Afganistan où ils n?ont pas pu attraper Ossama bin Laden, et non pas nécessairement pour garantir la sécurité des
Américains comme ils se targuent à dire. Ils sont plutôt determines à remplir le contrat de reconnaissance envers les firmes pétrolières
et d?énergie qui ont financé la campagne présidentielle de Bush. Les plus grandes contributeurs en étaient: Enron $1.8 millions,
Exxon-Mobil $1.2 millions et autres (lire Sponsors démocrates et républicains).
Il est donc clair que, parce que G.W. Bush ne peut pas réculer devant son engagement d?offrir les bénéfices de l?exploitation du
pétrole irakien aux lobbies pétroliers qui l?ont porté au pouvoir, il sacrifie les jeunes Américains qui répondent naïvement à un appel
présidentiel érroné au patriotisme. Parmi ces jeunes Américains ainsi poussés à l?abattoir, pour le bénéfice unique des lobbies
pétroliers américains, il y a 30% d?Africains Américains, puisés pour la plupart dans nos bidonvilles de misère noire. 30%
d?Africains Américains ? Donald Rumfeld réduit parfois ce pourcentage à 20%, à volonté ? contre une représentation de 13% dans la
population générale. Plus de 200% de réponse à un appel patriotique de la part des Africains Américains, alors qu?ils ne pèsent
même pas 1% dans la propriété des firmes pétrolières et d?armements qui tireront tous les profits de la guerre en Irak.
L?urgence d?assainir Washington des affaires
A cause des intérêts pétroliers et du maintien des troupes militaries qu?ils imposent au Moyen Orient, la société américaine a subi les
attentats du 11 Septembre et les autres qui les ont précédés. A cause des intérêts des lobbies qui soutiennent la Maison Blanche, des
guerres sont déclarées à des nations faibles, comprenant 50% de population infantile, tout simplement pour expérimenter et
consommer rapidement des armes de guerre et amener ensuite l?Etat à faire d?autres commandes d?armements auprès des firmes
ayant financé leurs campagnes électorales. En tête de ces lobbies se trouve le National Rifle Association (Association Nationale des
Fusiliers) avec $1.456 million versés au parti républicain en 1999-2000. Nous avons démontré que la guerre en Irak n?apportera que
plus d?insécurité au peuple américain, pas plus.
Il est clair que G W Bush bénéficie du droit divin de jeter l?Union américaine dans le chaos. Et nous avons affaire ici à celui dont
l?intronisation à la Maison Blanche a montré au monde que le systeme américain n?est pas démocratique. Voici les résultats, en guise
de rappel, des élections présidentielles 2000: Bush/Cheney 50.456.062 des voix; Gore/Liberman 50.996.582 des voix. Le nombre de
Citoyens n'ayant pas vote s'elevait a 103.716.597, soit 49.60% du total des Citoyens. Mais néanmoins G W Bush était déclaré
président. Rapporté sur le total de la population en âge de voter de 209.128.094 ? entendez les Citoyens, la Constitution jouant ici
sur les mots Citoyen et Electeur ? , G W Bush aura ainsi été intronisé ?démocratiquement? avec un score de 24.13% des Citoyens
favorables. Pourquoi donc s?étonner qu?il soit plus au service des lobbies qui l?ont fait que du peuple qui, dans une majorité de
75.87%, ne l?a pas choisi?
Nous vivons d?aussi désastreuses aberrations aujourd?hui simplement parce que les groupes d?intérêts qui en profitent ont décidé
d?empêcher becs et ongles toute tentative de changer une vieille Constitution obsolète pour la société américaine moderne. Ils
demandent d?adorer des Founding Fathers qui, pour la plupart, étaient esclavagistes et écrivaient la Constitution sur la base de la
culture ambiante de l?époque. Le républicanisme est antinomique de la démocratie et, à chaque fois qu?on le privilégiera par rapport à
la démocratie, l?on intronisera des montres à la tête de l?Union américaine. Le principe de base de la démocratie c?est l?élection à la
majorité des voix des citoyens de 50%, plus une. Ignorer les abstentions et les raisons qui les justifieraient,pour ne privilégier plutôt
que les interêts antidémocratiques des affaires, est une insulte à la démocratie.
Il faut écarter les affaires de la gestion politique de la cité si l?on veut que le système américain soit démocratique. Cependant,
l?expérience des affaires pourrait utilement nous aider à renforcer la démocratie américaine. Quelques exemples: 1) Notre système
pousse tout individu de 18 ans révolus à gagner les moyens de sa propre existence. Le système devrait également obliger tout citoyen
à remplir son obligation d?expression politique qu?est le vote. 2) Nous avons développé des critères rigoureux pour le choix des
mutual funds lors de nos décisions d?investissement. Nous devons également établir des critères rigoureux pour le choix de la
personne qui doit siéger à la Maison Blanche, au Sénat, au Congrès, fédéral ou local. Il faut ajuster la Constitution attentes
démocratiques et réalités contemporaines.
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Depuis le début du mandat de l?administration G W Bush, les Etats-Unis vont de malheurs en malheurs. La récession a débuté au
premier trimestre 2001, aggravée par les désastres des attentats terroristes du 11 Septembre 2001, une nouvelle décroissance
economique en 2002 qui se prolongera certainement tout au long de 2003, une dette publique de $6.400 milliards en Février 2003, un
déficit budgétaire porté a $200 millards contre des excédents budgétaires en fin 2000, et des dépenses d?Etat prévues d?être encore
plus élevées, notamment en armements.
La ville de Houston abrite les firmes pétrolières et |
-02/21/2003 - Article original en
francais